APCAM

4 Construction du réseau

Au regard de la stratégie de développement rural, le rôle des Chambres d'Agriculture constitue un atout essentiel pour la mise en oeuvre de la politique du Ministère du Développement Rural, dont la réussite reste intimement liée à l'émergence d'une profession agricole solide et structurée.

C'est pourquoi, le réseau des Chambres d'Agriculture intervient à travers ses programmes d'action dans les domaines suivants :

  • la définition des politiques et programmes de développement rural;
  • l'information et la communication;
  • la formation;
  • l'appui/conseil pour la professionnalisation et la structuration du secteur agricole.

 

 

5 Domaines d'intervention


Le réseau des Chambres d’Agriculture du Mali est organisé à partir des échelons du village et fraction jusqu’au niveau national. Toutefois, les organes élus existent seulement au niveau régional et national. Ces organes sont :

  • Pour les CRA : L’assemblée consulaire régionale et le bureau ;
  • Pour l’APCAM : L’assemblée consulaire nationale et le bureau.


Au niveau national, il existe un organe de coordination dénommé Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) ayant en son sein un bureau présidé par un président.

L’assemblée consulaire de l’APCAM est composée de 32 membres élus, dont cinq (5) représentants d’organisations professionnelles agricoles à dimension nationale et d'un Bureau de 9 membres. En outre, l’APCAM est administrée par un secrétariat général composé de cinq (5) services :

  • Comptable et financier;
  • Promotion rurale;
  • Relations extérieures;
  • Formation et communication;
  • Projets rattachés.


Au niveau régional, la Chambre Régionale d’Agriculture est dirigée par un président et administrée par un secrétariat général. Il existe également une assemblée consulaire régionale composée de 17 à 29 membres élus dont cinq (5) représentants d’organisations professionnelles agricoles à dimension régionale, un bureau et des commissions de travail.

Au niveau local, le réseau des Chambres d’Agriculture compte trois membres élus par cercle et est composé d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs et d’exploitants forestiers.

 

 

6 Les Acquis

Les chambres d’agriculture ont bénéficié de conditions favorables, en premier lieu la volonté politique constante du Gouvernement et en deuxième lieu l’appui des partenaires notamment la FAO, le PNUD, l’ACDI, l’USAID, la Banque Mondiale, la Coopération Nérlandaise, la Coopération Française et l’Union Européenne.

Le réseau des chambres d’agriculture a affirmé sa visibilité et sa crédibilité auprès des Pouvoirs Publics, des partenaires au développement et des ressortissants du monde agricole. Dans le cadre de sa mission de représentation, et d’intervention, le réseau a mené une politique active. A cet effet, il est devenu un instrument de consultation par les Pouvoirs Publics, les partenaires et d’expression des ruraux.

Le réseau des chambres d’agriculture a mis en oeuvre des programmes d’actions autour de l’information, de la formation et de la structuration du monde rural. A cet égard, les chambres d’agriculture ont pu :

se doter d’outils et de méthodes de travail en adéquation avec la particularité de ce type d’institution professionnelle pour remplir leur mission et répondre à leur vocation ;
mettre en place un système d’information et de communication propre à la profession permettant aux agriculteurs de s’informer, de communiquer et de donner leur avis sur les problèmes agricoles avec des radios de proximité et un bulletin d’information ;
former des responsables élus et des leaders paysans pour leur permettre d’accomplir leurs missions dans le cadre de l’exercice de leurs nouvelles responsabilités;
susciter des initiatives dans le cadre de l’organisation et de la structuration des filières;
participer à la formulation des politiques et programmes de développement rural.

 

7 Les perspectives

Le programme d'action du réseau des Chambres d'Agriculture pour les prochaines années s'articule autour des axes stratégiques suivants :

* Renforcement des capacités institutionnelles;
* Appui à la professionnalisation de l'Agriculture;
* Soutien aux initiatives de promotion et de modernisation de l'Agriculture.

* Actions de renforcement institutionnel

Les actions de renforcement institutionnel consistent à :

a) Remplir les obligations institutionnelles par la tenue régulière des sessions et des réunions de bureau ainsi que des commissions de travail, qui devront être instituées sur une base, soit sectorielle ou thématique.

b) Assurer la formation des élus et des cadres pour une gestion adéquate des Chambres.

c) Organiser la collecte des informations nécessaires pour dresser un bilan de la situation agricole et répondre aux demandes d'avis des Pouvoirs Publics et autres partenaires.

d) Rechercher un accroissement des ressources humaines et financières pour renforcer les capacités des Chambres à conduire des programmes d'actions auprès des ressortissants plus variés et plus nombreux.

e) Engager des réflexions pour compléter et adapter les textes régissant les Chambres d'Agriculture pour marquer l'élan professionnel des ressortissants et prendre en compte le nouveau contexte lié à la décentralisation. Il s'agit, notamment du statut de l'agriculteur, de la retraite, de la fiscalité, de l'assurance et la mutualité en matière agricole d'une part et d'autre part de la configuration de la Chambre Régionale d'Agriculture en rapport avec le nouveau découpage communal et la reforme du MDR ainsi que des règlements intérieurs et de l'organisation interne des secrétariats généraux.

f) Participer de façon active aux forums nationaux, régionaux et internationaux d'échanges et de négociations des politiques agricoles en faveur des agriculteurs des pays en développement (UEMOA, CEDEAO, NEPAD, OMC).

* Actions d’appuis à la professionnalisation

Les actions d’appuis à la professionnalisation consistent à :

a) Favoriser la structuration professionnelle autour des filières de production et renforcer les organisations professionnelles.

b) Identifier les besoins et définir les conditions d'organisation de la formation des producteurs pour améliorer leur professionnalisme et leur capacité de gestion et de négociation.

c) Collecter, analyser et diffuser l'information économique et commerciale ainsi que les opportunités de marchés.

d) Concevoir des outils et mécanismes indispensables à l'institution consulaire pour assurer le suivi de l'évolution du milieu agricole et la maîtrise d'ouvrage des projets et programmes dont la tutelle est confiée aux Chambres d'Agriculture tels que : les observatoires des filières agricoles, les registres des agriculteurs et la carte professionnelle.

e) Rechercher un partenariat avec les services du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, avec les autres Chambres Consulaires et organisations professionnelles des autres pays de la sous-région et au niveau international.

* Actions de soutien aux initiatives de promotion et de modernisation de l’agriculture

Il s'agit des actions visant à :

a) instaurer un système adéquat pour l'approvisionnement des producteurs en intrants et équipements agricoles, notamment pour les petits exploitants ;

b) contribuer à la mise en place de mécanismes de financement adaptés aux activités du secteur agricole ;

c) promouvoir le développement des principales filières agricoles à travers des actions d'augmentation de la production et de la productivité, de l'amélioration de la valeur ajoutée des produits et de l'efficacité de la mise en marché des produits agricoles ;

d) encourager et soutenir des programmes de diversification afin de saisir les nouvelles opportunités du marché national, sous-régional et international ;

e) développer des mécanismes pour la sécurisation des activités et revenus agricoles notamment, l'assurance, la mutualité et la fiscalité en matière agricole, d'une part et d'autre part en vue de la sécurisation foncière prenant en compte les us et coutumes en la matière ;

f) engager des réflexions et études en vue d'une utilisation optimale du revenu du producteur de coton, de riz et des autres filières porteuses par le biais d' investissements productifs visant d'une part à améliorer la production et la productivité agricole et à préserver de façon durable l'environnement d'autre part.

 

8 Engagement international

L’APCAM est membre de plusieurs organisations sous-régionales et internationales citées ci-dessous:

A travers son Président, elle s’est vue confier plusieurs responsabilités dans ces organisations, à savoir :

  1. 1er Vice-président du Réseau des Chambres d’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest (RECAO), qui regroupe les Chambres d'Agriculture du Bénin, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Mali et du Togo. Ce réseau est entrain de s'élargir aux chambres du Burkina Faso et du Niger ;
  2. Président du Comité de Gestion du Projet Régional de l’Interface entre les Etats et les Chambres d’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest (PRIECA/AO), projet de la Conférence des Ministres de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CMA/OC) avec un financement du Projet de Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF) ;
  3. 1er Vice-président du Comité des Agriculteurs Africains de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA) ;
  4. Président du Comité Directeur de la Plate-forme pour le Développement Rural en Afrique de l’Ouest et du Centre (HUB) ;
  5. Président du Comité Permanent de l’Agriculture pour les pays en développement au niveau de la FIPA.

 

 

13 Ateliers encadrement législatif

Atelier sur l’analyse de l’encadrement législatif requis pour la mise en marché des produits Agricoles au Mali : Du 28 septembre au 2 octobre 2009, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), avec l’appui de l’Union des Producteurs Agricoles Développement International (UPA-DI) et de AGRITERRA à organisé un atelier sur l’analyse de l’encadrement législatif requis pour la mise en marché des produits Agricoles au Mali.

p>

L’atelier s’est tenu dans la salle de conférence de l’Hôtel Club de Sélingué et a regroupé une cinquantaine de participants composés d’élus et de cadres des Chambres d’Agriculture et des Organisations Professionnelles Agricoles, du Ministère de l’Agriculture, du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat, de l’Assemble Nationale, du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, du Commissariat à la Sécurité Alimentaire, du Secrétariat Permanent de la Loi d’Orientation Agricole et de l’ONG Afrique Verte.

L’atelier se situe dans le cadre de la mise en application de la Loi d’Orientation Agricole au Mali (LOA), et fait suite à la formation sur la mise en marché collective des produits Agricoles tenue du 6 avril au 7 avril 2009.

 

 

Présidium à la cérémonie d’ouverture : Au centre : le Président de l’APCAM, à Droite : le 2ème Vice-président, et à gauche : le Secrétaire Général de l’APCAM

 

 

 

 

Les objectifs de l’atelier étaient de partir de l’étude détaillée de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles du Québec pour :

  • Permettre aux participants d’approfondir les différents principes et outils contenus dans cette loi ;Discuter de la pertinence et de mesurer l’adéquation de ces principes et outils pour l’organisation de la mise en marché collective des produits Agricoles au Mali ;
  • Sélectionner les éléments de cette loi québécoise qui pourraient servir à la réparation d’un projet de loi adapté pour le Mali ;
  • Discuter et convenir de l’ensemble des étapes à franchir pour arriver à l’adoption et à la mise en application d’un tel projet de loi, tant sur le plan de la mobilisation des paysans que des relations à maintenir avec les instances gouvernementales.


L’atelier a été animé par Mme Gaëtane FOURNIER, agente de formation et information de l’UPA-DI et deux consultants : M. Jean Claude Blanchette ancien Secrétaire Général de l’UPA-DI et ancien Régisseur et vice-président à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) et M. Morifing KONE, Ancien Ministre. Actuellement, la Loi d’Orientation Agricole est relativement muette sur la question de mise en marché des produits Agricoles. Elle aborde le sujet dans son chapitre VIII et ses articles 180-184 (cf. encadré ci-joint).


Salle vue de face

En se référant à une étude détaillée de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles du Québec, l’atelier a tenté de répondre aux interrogations suivantes à travers ses travaux de groupe :

  1. En quoi une nouvelle législation pour renforcer le pouvoir des producteurs de négocier avec les acheteurs et d’organiser la mise en marché est-elle compatible avec la LOA et le décret sur les interprofessions?
  2. Quelles sont les difficultés rencontrées dans la mise en marché des produits agricoles et quels sont les éléments de solution ?
  3. Quels grands éléments (pouvoirs) devrait-on prévoir pour les paysans et les Organisations de Producteurs dans notre projet de loi sur l’organisation de la mise en marché des produits agricoles au Mali?
  4. On est d’accord sur le fait qu’il faut organiser la mise en marché des produits agricoles au Mali en s’inspirant du modèle québécois. On est d’accord aussi sur le fait que pour que cela puisse réussir, il faut l’adhésion massive à cette idée et la mobilisation des producteurs. Dans le contexte Malien actuel, et tenant compte de la mobilisation paysanne nécessaire, avec quelle filière ou groupe de produit devrait-on expérimenter le nouveau modèle de mise en marché collective?
  5. Si l’on tient compte des problèmes de mise en marché vécus dans cette production, quels pouvoirs manquent-ils aux producteurs agricoles (et OP) pour organiser cette mise en marché?
  6. Dans quelle mesure le Mali a-t-il besoin d’un organe de régulation de la mise en marché des produits agricoles?
  7. Sachant qu’un tel organe de régulation doit être neutre, crédible et transparent, une instance existante peut-elle jouer ce rôle?
  8. Quel devrait être sa composition? Son rôle? Ses pouvoirs?


Les travaux de l’atelier seront suivis par un comité technique mise en place à l’APCAM. Ce comité sera appuyé par UPA-DI et AGRITERRA.


Le Président de l’APCAM, 2 Vice-présidents
et 1 conseiller en travaux de groupe

Chapitre VIII : des marchés de la Loi N° 06-045 du 05 septembre 2006 portant Loi d’Orientation Agricole (L.O.A)

Article 180 : L'Etat favorise la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l'intégration sous-régionale des marchés Agricoles et agroalimentaires à travers :

  • le renforcement des capacités techniques, d'organisation et de négociation des producteurs, des commerçants locaux et des exportateurs ;
  • le développement de l'information sur les opportunités relatives aux marchés et aux prix au niveau national, sous régional et international ;
  • la réduction des entraves tarifaires et non tarifaires.


Article 181 : L'Etat institue, en concertation avec la profession Agricole, des bourses de produits Agricoles primaires et un salon international Agricole.

Article 182 : Les principaux marchés maliens de produits et d'intrants Agricoles sont dotés d'équipements en technologies d'information et de communication pour favoriser l'accès des acteurs aux informations sur les marchés.

Article 183 : L'Etat, au besoin et en concertation avec la profession Agricole et les autres acteurs du secteur privé, prend des mesures appropriées pour protéger les marchés nationaux de produits Agricoles.

Article 184
: L'Etat, en concertation avec les Collectivités territoriales et la profession Agricole, fixe les textes réglementant le fonctionnement des marchés.

 

 

 

15 Journée mondiale sur la sécurité alimentaire

Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire et la 36ème Session de la conférence de la FAO, du 16 au 23 novembre 2009 : Sur invitation de l’Organisation Mondiale pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) a participé au Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire et à la 36ème session de la Conférence de la FAO tenus respectivement du 16 au 18 novembre 2009 et du 18 au 23 novembre 2009 à Rome en Italie.

 

 

L’APCAM était représentée par son Président M. Bakary TOGOLA et le Conseiller Technique, M. Moussa KIENTA. En plus de l’APCAM, la Délégation du Mali comprenait le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Elevage et de la Pêche, le Ministère des Affaires Etrangères et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Elle était conduite par Son Excellence Amadou Toumani Touré, Président de la République.

 

Du Sommet Mondial sur la Sécurité alimentaire

Le Sommet Mondial a vu la participation de 60 Chefs d’Etat et de Gouvernement, 191 Ministres et 3646 délégués de 182 Etats et la Communauté européenne (27), ainsi qu’une vingtaine d’organisations internationales et régionales et de nombreuses personnalités.

Avant le Sommet les représentants des Parlements du Monde, de la Société Civile et du secteur privé se sont réunis à Rome pour débattre de leur rôle dans la lutte contre la faim.

Le Sommet présidé par Silvio Berlusconi, Premier Ministre d’Italie, s’est ouvert avec l’adoption de la Déclaration du Sommet à l’unanimité.

Le Directeur Général dans son mot de bienvenue a mis en garde contre le déclin de l’intérêt porté par la Communauté internationale au problème de la faim comme l’indique l’absence de certains dirigeants mondiaux importants. Ce qui a été fustigé par la suite par de nombreux Chefs de Délégation dans leurs discours.


Le Président de la République du Mali lors de son intervention (Photo AFP). Dans sa déclaration le Président de la République a évoqué le paradoxe que représente le cas du Mali, un pays aux potentialités et ressources multiples, mais dont la population n’échappe pas à la faim.
Il a rappelé les contraintes de développement citant le cas spécifique de l’Office du Niger (ON), les efforts menés dans le cadre du Programme de Développement Socio-économique (PDES) et les divers programmes, les mesures politiques et institutionnelles.

Il a appelé les pays nantis à plus de solidarité et au respect de leurs engagements, invitant les uns et les autres « à se taire à l’avenir s’ils savaient ne pas pouvoir tenir leurs promesses ».

 

 

Le Sommet a été marqué par la tenue de quatre Tables Rondes sur les thèmes suivants :

- Réduire l’impact négatif des crises alimentaires, économique et financière sur la sécurité alimentaire mondiale ;
- La mise en œuvre de la réforme de la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire ;
- L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ;
- Les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale en mettant l’accent sur les petits producteurs, le commerce et le développement rural.

Ces Tables rondes ont donné l’occasion aux participants d’échanger de manière approfondie sur les défis majeurs pour la sécurité alimentaire et les solutions et perspectives éventuelles.

Comme résultats majeurs de ce Sommet on peut retenir les engagements ci-après :

- Redoubler d’efforts pour atteindre les Objectifs du sommet Mondial de l’alimentation et du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015 et à l’éradiquer le plus vite possible ;
- Renforcer la coordination internationale et la gouvernance de la sécurité alimentaire en mettant en œuvre une profonde réforme du Comité de la Sécurité alimentaire mondial (CSA) et en créant un Groupe d’experts de haut niveau dans le cadre du nouveau CSA ;
- Inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural dans les pays en développement et d’accroître substantiellement leur part dans l’aide publique au développement ;
- Promouvoir de nouveaux investissements afin d’augmenter la production et la productivité agricoles notamment dans les pays en développement et de réduire la pauvreté afin de parvenir à la sécurité alimentaire pour tous.

De la 36ème session de la Conférence de la FAO

La 36ème session de la conférence de la FAO a examiné entres autres questions :

Au titre des questions de fond, de politique et stratégies :
La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, les rapports des Conférences régionales de la FAO, la Stratégie Mondiale en matière de statistiques agricoles et rurales, l’Etat d’avancement de la mise en œuvre du Plan d’Action Mondial pour les ressources zoo génétiques, les rapports des différents Comités Techniques (Agriculture, Pêche, Forêts, Produits, Sécurité alimentaire mondial) de la FAO et du Programme Alimentaire Mondial (PAM), les Conclusions du Forum d’experts de Haut niveau « Nourrir le Monde en 2050 » (Rome, 12 et 13 octobre 2009).

Au titre du Programme, du Budget, des Finances et de l’évaluation :
L’exécution et l’évaluation du Programme 2006-2007, la mise en œuvre du Plan d’Action Immédiat produit au terme de l’évaluation indépendante Extérieure de la FAO, le Cadre Stratégique 2010-2019, le Plan à Moyen Terme 2010-2013, et le Programme de travail et Budget 2010-2011.

Au titre des questions constitutionnelles et juridiques :
L’amendement des textes fondamentaux dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action Immédiate pour le renouveau de la FAO, l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du Port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, la réforme du Comité de la Sécurité alimentaire mondiale, les Comptes vérifiés 2006-2007, le Barème des contributions 2010-2011.

Au titre des élections et nominations :
La Conférence a l’élu M. Luc Guyau (France) comme Président indépendant du Conseil de la Fao.

Aussi, il est important de rappeler l’exemplarité du partenariat entre l’APCAM et la FAO à travers l’appui à la mise en place et à la restructuration du Réseau des Chambres d’Agriculture du Mali, le financement des projets (projets téléfood), l’équipement en matériels informatiques, etc. En témoigne également de la qualité de ce partenariat, la visite du Directeur Général de la FAO, Monsieur Jacques DIOUF 11 janvier 2007 à l’APCAM.


Accueil du Directeur Général de la FAO par le Président de l’APCAM à la Maison du Paysan

16 Intrioduction au PAPAM

p>Le Programme d'Appui aux Services Agricoles et aux Organisations Paysannes (PASAOP) a pris fin le 31 décembre 2009. Dans ce cadre, la Banque Mondiale a signé le 19 juin 2010 avec le Gouvernement du Mali l’accord relatif au crédit d’investissement sectoriel agricole du Programme d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM).

L’objectif de développement du PAPAM se focalisera sur l’augmentation de la production agricole et l’accroissement de la productivité des systèmes de production clés fondés sur une gestion durable des terres et des ressources en eau.
Pour atteindre cet objectif, cette opération s’attaquera aux enjeux de modernisation des exploitations agricoles familiales en : (i) investissant dans des infrastructures et équipements adaptés (irrigation à grande et à petite échelle en particulier) ; (ii) en améliorant les services agricoles (recherche, formation, services de conseils, financement, approvisionnement en équipement, etc.) ; et, (iii) en créant un environnement politique et institutionnel propice à l’accroissement de la productivité, tout en assurant un meilleur suivi du secteur pour aider au pilotage des politiques sous sectorielles.

L’opération proposée s’appuiera sur l’expérience du PNIR et du PASAOP dont les résultats et approches seront combinés pour donner simultanément aux producteurs les infrastructures et services agricoles dont ils ont besoin. L’opération tirera également profit des conclusions et des recommandations issues du travail analytique en cours sur les questions de gestion durable des terres, travail entrepris sous l’égide du Partenariat TerrAfrica et le leadership du STP/CIGQE aux fins d’élaborer un cadre stratégique global d’investissement dans la gestion durable des terres.

Le samedi 19 juin 2010 s’est tenue dans la salle des Banquets de la Présidence de la République à Koulouba la cérémonie de signature de l’accord relatif au crédit d’investissement sectoriel agricole du Programme d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM).

La cérémonie a été présidée par le Président de la République Son Excellence Amadou Toumani TOURE, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, de la vice-présidente de la Banque mondiale, Mme Obiageli Kathryn Esekwesili, du Représentant Résident de la Banque mondiale au Mali, Ousmane DIAGANA..

Les documents de base signés du Programme d'Appui à la Productivité Agricole au Mali (PAPAM), comme les documents de support sont mis à votre disposition dans le présent chapitre (Voir rubrique PAPAM).

17 Introduction au PASAOP

Le Programme d'Appui aux Services Agricoles et aux Organisations Paysannes (PASAOP) a pris fin le 31 décembre 2009. Dans ce cadre, la Banque Mondiale a signé le 19 juin 2010 avec le Gouvernement du Mali l’accord relatif au crédit d’investissement sectoriel agricole du Programme d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM).

L’objectif de développement du PAPAM se focalisera sur l’augmentation de la production agricole et l’accroissement de la productivité des systèmes de production clés fondés sur une gestion durable des terres et des ressources en eau.
Pour atteindre cet objectif, cette opération s’attaquera aux enjeux de modernisation des exploitations agricoles familiales en : (i) investissant dans des infrastructures et équipements adaptés (irrigation à grande et à petite échelle en particulier) ; (ii) en améliorant les services agricoles (recherche, formation, services de conseils, financement, approvisionnement en équipement, etc.) ; et, (iii) en créant un environnement politique et institutionnel propice à l’accroissement de la productivité, tout en assurant un meilleur suivi du secteur pour aider au pilotage des politiques sous sectorielles.

L’opération proposée s’appuiera sur l’expérience du PNIR et du PASAOP dont les résultats et approches seront combinés pour donner simultanément aux producteurs les infrastructures et services agricoles dont ils ont besoin. L’opération tirera également profit des conclusions et des recommandations issues du travail analytique en cours sur les questions de gestion durable des terres, travail entrepris sous l’égide du Partenariat TerrAfrica et le leadership du STP/CIGQE aux fins d’élaborer un cadre stratégique global d’investissement dans la gestion durable des terres.

 

28 Rapport mandature 2005-2010

Le présent rapport fait le bilan des activités réalisées par le Réseau des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM et CRA), au titre de la mandature 2005-2010.

Rapport Bilan des Réalisations de la Mandature 2005-2010 (1.75 MB 2011-03-08 17:15:00)

Après la description des moyens mis en œuvre au cours de la mandature et le rappel des objectifs stratégiques consignés dans le Plan d’Orientation Quinquennal 2005-2010, le point des réalisations est fait dans les domaines liés à la représentation professionnelle et aux actions d’intervention (maîtrise d’œuvre de projets, formation, information et appui-conseil).

31 Accroissement de la productivité agricole

Le PAPAM va s’attacher à libérer le secteur primaire des aléas climatiques et de faire du paysan un véritable entrepreneur agricole. Le secteur primaire, levier du développement socio-économique, demeure fortement tributaire des aléas climatiques et d’une pluviométrie irrégulière. En réponse aux différentes préoccupations engendrées par cette situation, les pouvoirs publics ont élaboré des stratégies et programmes visant à renforcer les capacités des chambres d’agriculture, des organisations paysannes et le système national de vulgarisation agricole. Le secteur a aussi grand besoin d’outils et de ressources humaines bien formées à tous les niveaux pour se placer dans une posture offensive et non attentiste.

Le Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali (PAPAM) qui a été porté sur les fonts baptismaux ce jeudi à l’hôtel Salam de Bamako va agir dans ce sens. La cérémonie présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé, s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture, Agatam Ag Alhassane, du représentant de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, et de nombreux invités de marque.

Ce projet est financé par la Banque mondiale, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), le Fonds environnemental mondial (FEM), l’Union européenne, le gouvernement du Mali et les paysans pour une enveloppe totalisant 80 milliards de Fcfa. Son objectif est d’accroître la productivité des petits producteurs et des producteurs en agro business dans les systèmes et zones de production ciblées. Sur le plan environnemental, il va accroître l’utilisation de pratiques de gestion durable de la terre et de l’eau (GDTE) dans les systèmes de production.

Dans une brève présentation du projet, son coordinateur, Fousseini Mariko, a précisé que les investissements seront concentrés sur quatre systèmes clés de production des aliments de base ayant un potentiel de croissance de la productivité et une demande intérieure confirmée. Les systèmes et bassins de production concerneront ainsi, le riz et les légumes irrigués dans l’Office du Niger, pour l’irrigation à grande échelle. Les régions de Sikasso et Kayes sont retenues pour l’irrigation des plaines et les zones riveraines du fleuve Niger pour l’irrigation des périmètres villageois, Diré pour le blé et Kidal pour la datte.

La production des céréales fluviales (céréales mixtes : légumes-cheptel et coton-cheptel) sera réalisée à Douentza, Bankass, Koro, Bla, Tominian, Macina, Kati, Dioila, Kita et Bafoulabé. La production de fourrage (cultures de fourrage pour laiterie mixte, viande et périmètres de pâturage) sera pratiquée à l’Office du Niger (Sokolo et M’Béwani) et à Dilly et Diéma dans le cercle de Nara. La production animale (laiterie, embouche ovine et volaille) sera mise en œuvre dans les zones semi-urbaines autour de Bamako, Koulikoro, Ségou, Mopti, Kayes et Sikasso.

La cible primaire du projet sera les petits producteurs déjà connectés aux marchés et prêts à adopter des technologies améliorées dans les groupes de produits sélectionnés. Les organisations paysannes (OP) fourniront les points d’entrée aux interventions. Le projet accordera une attention particulière aux systèmes d’inclusion, de représentativité, de responsabilité sociale des OP, a souligné son coordinateur. Il veillera également à ce que les femmes et les jeunes aient accès aux ressources du projet et profitent des services de renforcement des capacités et des services consultatifs.

Pour atteindre les personnes vulnérables comme les agro éleveurs, les petits éleveurs de cheptel ou les pêcheurs, le projet s’appuiera sur la stratégie cible développée par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Il s’agit de projets financés dans les régions nord, avec l’élaboration d’une cartographie de la pauvreté par commune et par village, le renforcement du processus de planification locale à travers une synthèse participative afin que les couches les plus pauvres soient prises en compte dans le projet.

Le PAPAM, a souligné le ministre de l’Agriculture, consacre la responsabilisation des professionnels du secteur agricole dans l’exécution de la composante relative au transfert de technologie et au renforcement des capacités des organisations paysannes. Il permettra aussi d’assurer la coordination des bailleurs de fonds pour une évolution vers une approche sectorielle plus large.

La coordination globale du projet est assurée par la Cellule de planification et de statistique du secteur du développement rural renforcée par une unité d’appui. Une bonne partie de ses composantes sera mise en œuvre directement par l’APCAM et l’Office du Niger. Cette disposition vise à asseoir la durabilité institutionnelle de la planification-programme, par la mise en cohérence de toutes les interventions dans un cadre harmonisé. Le projet contribuera également au renforcement du suivi sectoriel, avec la production d’informations statistiques plus fiables pour l’élaboration de politiques.

Le Premier ministre Modibo Sidibé a ainsi jugé que le PAPAM permettra de rendre la croissance économique du Mali plus forte et moins dépendante des changements climatiques, en renforçant l’exploitation agricole familiale. Il a insisté sur le fait que c’est le premier projet qui donne une grande responsabilité aux paysans, acteurs en amont et en aval du système de production, dans sa mise en oeuvre. Il s’agit de passer de l’encadrement à l’accompagnement et, ainsi, de faire du paysan un véritable entrepreneur agricole en le libérant, a souligné le chef du gouvernement.

« Oui ! le Mali : une puissance agricole, c’est bien possible », lancera-t-il. Mais pour cela, il faudra gagner la bataille de la chaîne des valeurs sur laquelle repose le développement du secteur.

C.A. DIA
Journal l’Essor du vendredi 25 mars 2011

 

 

47 Accroissement productivité agricole

Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali : CAP VERS LE LARGE

La première session du Comité d’orientation et de pilotage marque le démarrage des activités du PAPAM

lundi 25 juillet 2011, par Moriba Coulibaly -

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Moussa Léo Sidi­bé, a présidé jeudi dernier la première session du Comité d’orientation et de pilotage du Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali (PAPAM) dans la salle de conférence de la Direction des finances et du matériel du département. Le conseiller technique Adama Kouyaté, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, le coordinateur du PAPAM, Fousséini Mariko, ainsi que des représentants de la Banque mondiale, du FIDA, d’autres départements (Elevage et Pêche, Environnement et Assainissement, Finances et Economie) ont participé à la session. La réunion du Comité d’orientation et de pilotage marque le démarrage des activités de soutien aux actions des paysans en vue d’accroître leurs revenus et d’améliorer leur bien-être. Le PAPAM qui a tenu son atelier de lancement en mars dernier, est un projet majeur du secteur du développement rural. Son objectif global comme son nom l’indique, est d’accroître la productivité des exploitations agricoles familiales et des agro-entrepreneurs ruraux dans les systèmes de production ciblés. Depuis la tenue des Etats généraux du monde rural en 1992, la profession agricole est un acteur de plus en plus écouté et valorisé par les autorités. La disposition d’écoute des autorités a conduit les services du développement rural à accompagner le processus de démocratisation et de décentralisation que vit notre pays. Toutefois des décennies d’assistance n’ont pas permis de changer à souhait la condition du paysan, en dépit des potentialités immenses et des efforts consentis. Le PAPAM entend promouvoir un secteur privé capable de transformer en emplois assurés et en produits compétitifs les potentialités de l’agro-industrie malienne. Il va aussi développer la recherche agricole. Le PAPAM n’est pas un projet classique de développement, a indiqué le secrétaire général Moussa Léo Sidibé, mais un acteur-clé d’accroissement de la productivité agricole. La part, la place et le rôle des paysans sont primordiaux. Six mois après sa mise en vigueur, l’exécution sur le terrain a été confrontée à des difficultés de décaissements. Toutefois la tenue de la deuxième réunion du Comité technique de coordination et d’exécution tenue en juin dernier, a pris en compte le nouvel environnement et l’état d’avancement de la campagne pour revisiter le programme d’exécution technique et financière. La session devrait examiner et approuver le budget programme du PAPAM, les rapports d’activités, les états financiers et les rapports d’audit, les rapports d’évaluation. Elle va veiller au respect des engagements des différents partenaires au développement, assurer le suivi des recommandations des contrôles internes et externes. Il faut rappeler que le PAPAM a bénéficié de différentes sources de financement comme la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Union européenne, le FIDA, le PNUD et le gouvernement malien.