jeudi, 05 novembre 2020 04:15

Pêche et pisciculture

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Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Les informations qui suivent sont extrates, essentiellement, du rapport EuropeAid/132633/C/SER/multiContrat Cadre Demande Nº: 2014/351027/Version 1 Mission d’identification et de formulation d’un programme d’appui à la filière halieutique au Mali

 

Au Mali, la production halieutique annuelle moyenne contrôlée ces dernières années est de l’ordre de 85 000 tonnes de poissons avec plus de 70 000 pêcheurs actifs et qui génère près de 285 000 emplois. Aussi le pays dispose d’un nombre important réseaux de plans d’eau (fleuves, mares, lacs, bancotières) pour l’aquaculture. La production piscicole a atteint 2400 tonnes au cours de la campagne agricole 2014-2015.

Sur le plan halieutique, le Mali est doté d’un fort potentiel, concentré dans la zone du delta intérieur7 du fleuve Niger, qui couvre une superficie de 40 000 km2 en inondation maximale, lors des plus fortes crues. La production fluctue au gré de l'intensité des crues : de 60 000 à 100 0000 t. Le secteur des pêches semble ainsi pouvoir contribuer à la fois à la réduction du déficit nutritionnel et constituer un pôle de développement économique. La filière halieutique malienne se décompose en trois principales branches qui sont tout d'abord celle du poisson issu de la pêche dans les fleuves, leurs affluents et les plaines d'inondation, celle du poisson des retenues d'eau qui ont été empoissonnées dans le cadre d'une pisciculture extensive et enfin celle d'importation, dont le poisson de mer des pays ouest-africains bordant l'Atlantique et le tilapia en provenance de Chine.

Les captures annuelles moyennes de poisson sont de l’ordre de 85 000 t8. Elles peuvent atteindre 100 000 t durant les années de fort débit et 60 000 t dans le cas contraire. Comme le montre la figure ci-dessous, le débit annuel varie non seulement d'une année à l'autre mais présente de plus des périodes de forts débits (1925-1935 et 1948-1970) et d'autres de très faibles niveaux d'eau (essentiellement 1973-1995). Au cours de la dernière décennie le débit semble se situer autour de 1 100 m3/s soit 200 m3 de moins que la moyenne 1907-2010.

 

La cas particulier de la pêche (Urbaine) à Bamako que nous ne développerons pas ici, nous conduit également à signalet le débit du fleuve Niger dans la capitale malienne, voir ci dessous.

 

La majorité des prises de la pêche se fait dans le delta intérieur du Niger (voir figure ci-dessous). Plus de 140 espèces de poisson sont capturées par les pêcheurs issus de deux groupes distincts : les Bozo, de la communauté ethno-professionnelle, souvent migrante et entièrement tournée vers l’exploitation du fleuve et les Somono, regroupant les autres personnes vivant principalement de l'exploitation des ressources halieutiques.

Aux captures de poissons du fleuve et des plaines d'inondation se juxtapose une production dite piscicole dans les retenues d'eau. L'empoissonnement est soit naturel (apporté par les eaux de la crue), soit artificiel (réalisé à partir de l'ensemencement ou l'empoissonnement à partir d'alevins élevés dans des marres ou en bassin). Plusieurs retenues d'eau conséquentes, notamment du fait de la construction de barrages, jonchent le cours des fleuves Niger . La production annuelle n'est pas connue avec exactitude puisqu'aucun relevé de production n'est fait par l'administration. Cela semble être de l'ordre de 10 à 15 000 t, les retenues de Manantali et Sélingué permettant la production d'environ 4 000 t et 3 000 t respectivement. L'activité halieutique constitue ici une activité d'appoint à l'agriculture, pratiquée à la fin de la décrue (fin de l'année calendaire)..Globalement, les pêcheurs et producteurs maliens sortent de l'eau en moyenne 100 000 t de poisson par an. Les importations sont de l'ordre de 25 000 t. Les exportations, à destination des pays limitrophes, sont limitées à quelques centaines de tonnes, donc négligeables11. La consommation annuelle domestique est donc estimée à environ 125 000 t.

 

Les formations des pêcheurs niveau et origine

Comme dans toutes les activités agricoles, la formation et l'éducation sont des éléments importants qui aident les travailleurs à construire leur qualité professionnelle. Le graphique ci dessous donne une idée du chemin qui est à parcourir.

Crédit : UEMOA , Atlas de l'enquête cadre de la pêche continentale

Les Objectifs

Le développement durable, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté doivent être les principales préoccupations et orientations de l’État malien. L’Objectif Global de la PDA est de faire du Mali à l’horizon 2020 une puissance Agricole sous régionale, où le secteur Agricole est un moteur de l’économie nationale, assurant la sécurité alimentaire des populations urbaines et rurales et générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable, respectueux de l’environnement. La politique nationale dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture remplit les fonctions suivantes :

  • le développement durable des ressources halieutiques et aquacoles dans le cadre de la réalisation des objectifs de sécurité et de souveraineté alimentaires ;
  • la participation à la promotion du monde rural par la mise en oeuvre de mesures tendant à améliorer les conditions de vie des pêcheurs ;
  • la modernisation des techniques et des méthodes et l'amélioration de la qualité des produits de la pêche ;
  • la politique et la gestion de la pêche.

A partir de 2015 des grands axes d'actions ont été ciblés :

  • amélioraion de la qualité,
  • amélioration de la chaîne de froid,
  • développement de la pisciculture péri-urbaine,
  • aménagement de refuge pour les poissons.

 

 

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