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jeudi, 05 novembre 2020 04:06

La forêt malienne

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Dans notre pays, le secteur forestier joue un rôle déterminant dans la vie socio-économique et culturelle en fournissant des biens et services que nul autre secteur ne peut offrir. Or, les formations naturelles continuent, depuis une trentaine d’années, de subir de profondes modifications dues en partie à des sécheresses successives aggravant l’aridité du climat, et surtout aux activités anthropiques telles les défrichements agricoles, l’exploitation du bois de feu, les feux de brousse.

La République du Mali perd 100 000 hectares de forêt par an. C’est qui ressort de la cérémonie de lancement de la 25ème édition de la campagne nationale de reboisement annuelle, instituée depuis 1995, par le gouvernement malien, à travers le ministère en charge de l’Environnement, dans le but de lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique. Cette cérémonie s’est déroulée sur les berges du fleuve Niger à Bamako le samedi 13 juillet 2019.

La forêt est une ressource importante pour notre population, mais il est nécessaire qu'elle soit pérenne et se renouvelle. En second lieu son rôle éminent dans les écosystèmes naturels doit être respecté et également pérénisé. Nous sommes un pays sahélien, nous n'ignorons rien de la sécheresse, pour le vivre dans notre chair. Or la forêt a un grand rôle dans la captation et le maintien de l'humidité sur et dans nos sols.

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, ce 21 mars 2019, la Journée internationale des Forêts. L’édition 2019 se tient sur le thème : « Forêts et éducation ». Des différentes interventions, il ressort que 6 millions d’hectares de forêts ont été consumés par les feux de brousse, en 2018, contre 5 millions d’hectares en 2017.

De 1960 à nos jours, le Mali a perdu 82 % de ses réserves forestières. Environ 500 000 hectares de forêt sont dévastés chaque année au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi perdu exactement 3 686 889 d’hectares de forêts classées (82 % du couvert forestier) de 1960 à nos jours. Pendant que les forêts sont décimées par million d’hectares, l’ensemble des activités de reboisement réalisé en 2018 est estimé à seulement 30 000 hectares.

En 2002 Il est i établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux, ceci a été multiplié par cinq en 2020. Il y a urgence à s'emaprer du problème. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019.

IIl est aujourd’hui établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019opir son interview ICI.

PRINCIPALES CATEGORIES ADMINISTRATIVES DE FORETS selon la F.A.O (Situées au sud de la zone saharienne)

 

Catégorie forêt

Surface (ha)

En % du total

Commentaires

Forêt classée

( 119forêts)

1 300 000

4%

Domaine très peu aménagé Etat variable avec par endroit d’importantes superficies cultivées.

Aires protégées nationales, réserve de faune, sites Ramsar

3 900 000

12%

1,5 moi d’ha de réserve se trouvent en zone saharienne dans la région de Gao

Forêts du domaine protégé

11 400 000.

36%

Zones sylvo-pastorales qui seront transférées en majeure partie aux CDT et deviendront les futures forêts communales

Parc agro-forestier et jachères

15 700 000

 

 

49%

Les jachères de moins de 10 ans et les autres du parc Agro-forestier (Néré+karité) ne sont plus soumis au régime forestier.

Total (zone boisée au sud de la zone saharienne

32 300 000

100

Taux de boisement moyen de 26%

 

Le pillage, notamment à l'exportation, de nos ressources forestières est également un fléau il est nécessaire demettre en place et contrôler strictement le respect de règles de prélèvements. A titre d'exemple, le bois de vène est une essence précieuse qui sert à fabriquer des meubles de luxe en Chine. Menacée d’extinction à cause de la forte demande chinoise, l’espèce est protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Son exportation est strictement contrôlée. Mais pas au Mali, où les acteurs du secteur jouent avec des insuffisances de la loi pour l’exporter en grande quantité. Pour préserver les ressources forestières, le pays a interdit, en 2014, l’exportation à l’état brut de tout type de bois dont le bois de vène par le biais d’un arrêté interministériel. Avec un succès mitigé, puisque selon la base de données disponible sur le site du Cites, plus de 52 000 m3 de bois de vène ont été exportés en 2017 du Mali vers la Chine.

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Dans notre pays, le secteur forestier joue un rôle déterminant dans la vie socio-économique et culturelle en fournissant des biens et services que nul autre secteur ne peut offrir. Or, les formations naturelles continuent, depuis une trentaine d’années, de subir de profondes modifications dues en partie à des sécheresses successives aggravant l’aridité du climat, et surtout aux activités anthropiques telles les défrichements agricoles, l’exploitation du bois de feu, les feux de brousse.

La République du Mali perd 100 000 hectares de forêt par an. C’est qui ressort de la cérémonie de lancement de la 25ème édition de la campagne nationale de reboisement annuelle, instituée depuis 1995, par le gouvernement malien, à travers le ministère en charge de l’Environnement, dans le but de lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique. Cette cérémonie s’est déroulée sur les berges du fleuve Niger à Bamako le samedi 13 juillet 2019.

La forêt est une ressource importante pour notre population, mais il est nécessaire qu'elle soit pérenne et se renouvelle. En second lieu son rôle éminent dans les écosystèmes naturels doit être respecté et également pérénisé. Nous sommes un pays sahélien, nous n'ignorons rien de la sécheresse, pour le vivre dans notre chair. Or la forêt a un grand rôle dans la captation et le maintien de l'humidité sur et dans nos sols.

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, ce 21 mars 2019, la Journée internationale des Forêts. L’édition 2019 se tient sur le thème : « Forêts et éducation ». Des différentes interventions, il ressort que 6 millions d’hectares de forêts ont été consumés par les feux de brousse, en 2018, contre 5 millions d’hectares en 2017.

De 1960 à nos jours, le Mali a perdu 82 % de ses réserves forestières. Environ 500 000 hectares de forêt sont dévastés chaque année au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi perdu exactement 3 686 889 d’hectares de forêts classées (82 % du couvert forestier) de 1960 à nos jours. Pendant que les forêts sont décimées par million d’hectares, l’ensemble des activités de reboisement réalisé en 2018 est estimé à seulement 30 000 hectares.

En 2002 Il est i établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux, ceci a été multiplié par cinq en 2020. Il y a urgence à s'emaprer du problème. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019.

IIl est aujourd’hui établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019opir son interview ICI.

PRINCIPALES CATEGORIES ADMINISTRATIVES DE FORETS selon la F.A.O (Situées au sud de la zone saharienne)

 

Catégorie forêt

Surface (ha)

En % du total

Commentaires

Forêt classée

( 119forêts)

1 300 000

4%

Domaine très peu aménagé Etat variable avec par endroit d’importantes superficies cultivées.

Aires protégées nationales, réserve de faune, sites Ramsar

3 900 000

12%

1,5 moi d’ha de réserve se trouvent en zone saharienne dans la région de Gao

Forêts du domaine protégé

11 400 000.

36%

Zones sylvo-pastorales qui seront transférées en majeure partie aux CDT et deviendront les futures forêts communales

Parc agro-forestier et jachères

15 700 000

 

 

49%

Les jachères de moins de 10 ans et les autres du parc Agro-forestier (Néré+karité) ne sont plus soumis au régime forestier.

Total (zone boisée au sud de la zone saharienne

32 300 000

100

Taux de boisement moyen de 26%

 

Le pillage, notamment à l'exportation, de nos ressources forestières est également un fléau il est nécessaire demettre en place et contrôler strictement le respect de règles de prélèvements. A titre d'exemple, le bois de vène est une essence précieuse qui sert à fabriquer des meubles de luxe en Chine. Menacée d’extinction à cause de la forte demande chinoise, l’espèce est protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Son exportation est strictement contrôlée. Mais pas au Mali, où les acteurs du secteur jouent avec des insuffisances de la loi pour l’exporter en grande quantité. Pour préserver les ressources forestières, le pays a interdit, en 2014, l’exportation à l’état brut de tout type de bois dont le bois de vène par le biais d’un arrêté interministériel. Avec un succès mitigé, puisque selon la base de données disponible sur le site du Cites, plus de 52 000 m3 de bois de vène ont été exportés en 2017 du Mali vers la Chine.

Publié dans Les espaces ruraux