Communication formation

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Une réalisation d'action contre la faim dans la région de KITA, des photographies prises par l'APCAM dans lespace maraîcher de KIDALdans chacun des cas des initiatives locales qui montrent que des solutions contribuent à conquériir  l'autosuffisance alimentaire avec l'énergie et le dynamisme de ceux qui croient en la force de l'agriculture qui doit être le fer de lance de la transformation du Mali.

jeudi, 05 novembre 2020 05:37

Production céréalière

La production céréalière 2015 a connu une forte augmentation par rapport aux 5 années antérieures. La production céréalière au Mali a atteint 10,8 millions de tonnes (Mt) en 2019/20, en hausse de 7% sur la campagne précédente mais en retrait par rapport au prévisions, selon les données provisoires du ministère de l'Agriculture. "Les productions de maïs et de riz ont été particulièrement élevés car elles ont bénéficié d'engrais subventionnés et d'un programme d'équipement agricole" précise le ministère..

 
  Production 2019/20 Prévisions 2019/20 Production 2018/19
Mil 1 827 773 1 934 808 1 840 321
Sorgho 1 483 619 1 721 458 1 469 688
Riz 3 274 144 3 445 535 3 167 528
Maïs 4 248 916 3 949 869 3 624 950
Blé 7 363 29 501 29 185
Fonio 34 360 44 841 27 868
TOTAL 10 876 176 11 126 012 10 159 539

En 2019/2020, la récolte malienne de céréale est attendue à 11 millions de tonnes contre 10,45 millions de tonnes un an plus tôt, a annoncé lundi dernier le ministère de l’Agriculture. Ce nouveau record sera réalisé grâce aux pluies favorables et aux actions menées par le gouvernement en faveur de l’appareil de production.Il s’agit notamment de la subvention aux exploitants pour l'achat des engrais et la reconduction pour la saison 2019/2020 du programme d’équipements agricoles de l'exécutif.

Les principales céréales cultivées au Mali sont le riz, le maïs, le mil, le fonio et le sorgho. L’agriculture fournit 40 % du PIB du Mali et occupe 80 % de la population active d’après la BAD. Le pays exploite environ 3,2 millions d’hectares de terres sur un potentiel cultivable estimé à 43,7 millions d’hectares.

 

 

jeudi, 05 novembre 2020 04:55

Elevage et pastoralisme

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

En terme d'élevage l'activité du Mali est essentiellement agropastorale. Le cheptel national compte aujourd’hui environ 9 millions de bovins, 13 millions d’ovins, 18 millions de caprins et de 960 000 de camelins. Le Mali veut faire de l’agriculture et de l’élevage des secteurs clés de son développement. Avec un succès mitigé, la sécurité alimentaire est devenue une priorité de la politique nationale depuis la grande sécheresse de 1973, 13 ans après l’indépendance du pays. Soixante ans plus tard (2020) l'auto-suffisance alimentaire n'est toujours pas assurée. L’élevage constitue la troisième source d’exportation du Mali (d’après la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique2, 2008) et près de 70 % de la superficie des terres lui sont consacrés. L’agriculture quant à elle fait vivre près de 75 % de la population (DNSI, 2008). Elle rapporte près de la moitié du revenu national et les trois quarts (3/4) des revenus d’exportation. Le potentiel en terres irrigables du pays est estimé à près de 2,20 millions d’hectares (ha) répartis entre neuf zones hydrologiques classées par la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH, 2009). Sur ces neuf zones hydrologiques, le Delta intérieur représente à lui seul 41 % de terres «brutes» qui peuvent être mises en valeur (tableau 1). Les systèmes d’élevage peuvent se classer en deux grandes catégories, les transhumants et les agro-pastoraux.

 

Figure : Le delta intérieur du Niger au Mali

 

Pourtant, l’Afrique de l’Ouest est une région d’élevage par excellence, dont le potentiel de production animale, avec un cheptel estimé à plus de 60 millions de bovins et 160 millions de petits ruminants, repose majoritairement sur le pastoralisme (CSAO-OCDE/CEDEAO,2008). Selon les estimations, près de 40 %
des terres africaines sont exploitées par les éleveurs pasteurs et environ 265 millions de personnes en Afrique dépendent directement du pastoralisme pour leurs moyens de subsistance.Dynamique et résilient, le pastoralisme est le système le mieux adapté à l’imprévisibilité et la variabilité des conditions
agro-écologiques des zones (semi-)arides. tout en minimisant les coûts environnementaux (Toutain et al., 2012). Les études ont montré que le système transhumant du Mali produit deux fois plus de protéines à l’hectare que des ranchs des États-Unis et de l’Australie (WISP, 2007). Il faut donc combattre les pérjugés vis à vis du pastoralisme. La mobilité des troupeaux est liée à la productivité espérée, les troupeaux conservent néanmois leur territoire d'attachement.

Figure : Zone d'élevage et mouvements pastoraux

 

L’élevage sédentaire : la plupart des agriculteurs du sud du Sahel et de la savane élèvent quelques animaux pour le lait, la traction animale et comme épargnet. Cela concerne la zone au sud de Kayes - Mopti. Les systèmes sédentaire et nomade pur (pâturages du nord) ont peu d'importance par rapport au système semi-nomade, qui implique des mouvements de bétail à grande échelle, appelés transhumance (Breman et al. 1978). Pendant la saison sèche, de novembre à juillet, les troupeaux se nourrissent dans les pâturages pérennes du delta intérieur du Niger. Les pâturages autour des villages sont d'abord exploités et ensuite les pâturages communs au centre du delta lorsque l’eau se retire. Les champs du Bourgou sont très importants pour surmonter la période de sécheresse. Lorsque la saison des pluies commence, les troupeaux se déplacent vers le nord pour exploiter les pâturages annuels riches en protéines des prairies du nord, à l'ouest, au nord et à l'est du delta.

 

 

jeudi, 05 novembre 2020 04:15

Pêche et pisciculture

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Les informations qui suivent sont extrates, essentiellement, du rapport EuropeAid/132633/C/SER/multiContrat Cadre Demande Nº: 2014/351027/Version 1 Mission d’identification et de formulation d’un programme d’appui à la filière halieutique au Mali

 

Au Mali, la production halieutique annuelle moyenne contrôlée ces dernières années est de l’ordre de 85 000 tonnes de poissons avec plus de 70 000 pêcheurs actifs et qui génère près de 285 000 emplois. Aussi le pays dispose d’un nombre important réseaux de plans d’eau (fleuves, mares, lacs, bancotières) pour l’aquaculture. La production piscicole a atteint 2400 tonnes au cours de la campagne agricole 2014-2015.

Sur le plan halieutique, le Mali est doté d’un fort potentiel, concentré dans la zone du delta intérieur7 du fleuve Niger, qui couvre une superficie de 40 000 km2 en inondation maximale, lors des plus fortes crues. La production fluctue au gré de l'intensité des crues : de 60 000 à 100 0000 t. Le secteur des pêches semble ainsi pouvoir contribuer à la fois à la réduction du déficit nutritionnel et constituer un pôle de développement économique. La filière halieutique malienne se décompose en trois principales branches qui sont tout d'abord celle du poisson issu de la pêche dans les fleuves, leurs affluents et les plaines d'inondation, celle du poisson des retenues d'eau qui ont été empoissonnées dans le cadre d'une pisciculture extensive et enfin celle d'importation, dont le poisson de mer des pays ouest-africains bordant l'Atlantique et le tilapia en provenance de Chine.

Les captures annuelles moyennes de poisson sont de l’ordre de 85 000 t8. Elles peuvent atteindre 100 000 t durant les années de fort débit et 60 000 t dans le cas contraire. Comme le montre la figure ci-dessous, le débit annuel varie non seulement d'une année à l'autre mais présente de plus des périodes de forts débits (1925-1935 et 1948-1970) et d'autres de très faibles niveaux d'eau (essentiellement 1973-1995). Au cours de la dernière décennie le débit semble se situer autour de 1 100 m3/s soit 200 m3 de moins que la moyenne 1907-2010.

 

La cas particulier de la pêche (Urbaine) à Bamako que nous ne développerons pas ici, nous conduit également à signalet le débit du fleuve Niger dans la capitale malienne, voir ci dessous.

 

La majorité des prises de la pêche se fait dans le delta intérieur du Niger (voir figure ci-dessous). Plus de 140 espèces de poisson sont capturées par les pêcheurs issus de deux groupes distincts : les Bozo, de la communauté ethno-professionnelle, souvent migrante et entièrement tournée vers l’exploitation du fleuve et les Somono, regroupant les autres personnes vivant principalement de l'exploitation des ressources halieutiques.

Aux captures de poissons du fleuve et des plaines d'inondation se juxtapose une production dite piscicole dans les retenues d'eau. L'empoissonnement est soit naturel (apporté par les eaux de la crue), soit artificiel (réalisé à partir de l'ensemencement ou l'empoissonnement à partir d'alevins élevés dans des marres ou en bassin). Plusieurs retenues d'eau conséquentes, notamment du fait de la construction de barrages, jonchent le cours des fleuves Niger . La production annuelle n'est pas connue avec exactitude puisqu'aucun relevé de production n'est fait par l'administration. Cela semble être de l'ordre de 10 à 15 000 t, les retenues de Manantali et Sélingué permettant la production d'environ 4 000 t et 3 000 t respectivement. L'activité halieutique constitue ici une activité d'appoint à l'agriculture, pratiquée à la fin de la décrue (fin de l'année calendaire)..Globalement, les pêcheurs et producteurs maliens sortent de l'eau en moyenne 100 000 t de poisson par an. Les importations sont de l'ordre de 25 000 t. Les exportations, à destination des pays limitrophes, sont limitées à quelques centaines de tonnes, donc négligeables11. La consommation annuelle domestique est donc estimée à environ 125 000 t.

 

Les formations des pêcheurs niveau et origine

Comme dans toutes les activités agricoles, la formation et l'éducation sont des éléments importants qui aident les travailleurs à construire leur qualité professionnelle. Le graphique ci dessous donne une idée du chemin qui est à parcourir.

Crédit : UEMOA , Atlas de l'enquête cadre de la pêche continentale

Les Objectifs

Le développement durable, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté doivent être les principales préoccupations et orientations de l’État malien. L’Objectif Global de la PDA est de faire du Mali à l’horizon 2020 une puissance Agricole sous régionale, où le secteur Agricole est un moteur de l’économie nationale, assurant la sécurité alimentaire des populations urbaines et rurales et générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable, respectueux de l’environnement. La politique nationale dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture remplit les fonctions suivantes :

  • le développement durable des ressources halieutiques et aquacoles dans le cadre de la réalisation des objectifs de sécurité et de souveraineté alimentaires ;
  • la participation à la promotion du monde rural par la mise en oeuvre de mesures tendant à améliorer les conditions de vie des pêcheurs ;
  • la modernisation des techniques et des méthodes et l'amélioration de la qualité des produits de la pêche ;
  • la politique et la gestion de la pêche.

A partir de 2015 des grands axes d'actions ont été ciblés :

  • amélioraion de la qualité,
  • amélioration de la chaîne de froid,
  • développement de la pisciculture péri-urbaine,
  • aménagement de refuge pour les poissons.

 

 

jeudi, 05 novembre 2020 04:06

La forêt malienne

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Dans notre pays, le secteur forestier joue un rôle déterminant dans la vie socio-économique et culturelle en fournissant des biens et services que nul autre secteur ne peut offrir. Or, les formations naturelles continuent, depuis une trentaine d’années, de subir de profondes modifications dues en partie à des sécheresses successives aggravant l’aridité du climat, et surtout aux activités anthropiques telles les défrichements agricoles, l’exploitation du bois de feu, les feux de brousse.

La République du Mali perd 100 000 hectares de forêt par an. C’est qui ressort de la cérémonie de lancement de la 25ème édition de la campagne nationale de reboisement annuelle, instituée depuis 1995, par le gouvernement malien, à travers le ministère en charge de l’Environnement, dans le but de lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique. Cette cérémonie s’est déroulée sur les berges du fleuve Niger à Bamako le samedi 13 juillet 2019.

La forêt est une ressource importante pour notre population, mais il est nécessaire qu'elle soit pérenne et se renouvelle. En second lieu son rôle éminent dans les écosystèmes naturels doit être respecté et également pérénisé. Nous sommes un pays sahélien, nous n'ignorons rien de la sécheresse, pour le vivre dans notre chair. Or la forêt a un grand rôle dans la captation et le maintien de l'humidité sur et dans nos sols.

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, ce 21 mars 2019, la Journée internationale des Forêts. L’édition 2019 se tient sur le thème : « Forêts et éducation ». Des différentes interventions, il ressort que 6 millions d’hectares de forêts ont été consumés par les feux de brousse, en 2018, contre 5 millions d’hectares en 2017.

De 1960 à nos jours, le Mali a perdu 82 % de ses réserves forestières. Environ 500 000 hectares de forêt sont dévastés chaque année au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi perdu exactement 3 686 889 d’hectares de forêts classées (82 % du couvert forestier) de 1960 à nos jours. Pendant que les forêts sont décimées par million d’hectares, l’ensemble des activités de reboisement réalisé en 2018 est estimé à seulement 30 000 hectares.

En 2002 Il est i établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux, ceci a été multiplié par cinq en 2020. Il y a urgence à s'emaprer du problème. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019.

IIl est aujourd’hui établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019opir son interview ICI.

PRINCIPALES CATEGORIES ADMINISTRATIVES DE FORETS selon la F.A.O (Situées au sud de la zone saharienne)

 

Catégorie forêt

Surface (ha)

En % du total

Commentaires

Forêt classée

( 119forêts)

1 300 000

4%

Domaine très peu aménagé Etat variable avec par endroit d’importantes superficies cultivées.

Aires protégées nationales, réserve de faune, sites Ramsar

3 900 000

12%

1,5 moi d’ha de réserve se trouvent en zone saharienne dans la région de Gao

Forêts du domaine protégé

11 400 000.

36%

Zones sylvo-pastorales qui seront transférées en majeure partie aux CDT et deviendront les futures forêts communales

Parc agro-forestier et jachères

15 700 000

 

 

49%

Les jachères de moins de 10 ans et les autres du parc Agro-forestier (Néré+karité) ne sont plus soumis au régime forestier.

Total (zone boisée au sud de la zone saharienne

32 300 000

100

Taux de boisement moyen de 26%

 

Le pillage, notamment à l'exportation, de nos ressources forestières est également un fléau il est nécessaire demettre en place et contrôler strictement le respect de règles de prélèvements. A titre d'exemple, le bois de vène est une essence précieuse qui sert à fabriquer des meubles de luxe en Chine. Menacée d’extinction à cause de la forte demande chinoise, l’espèce est protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Son exportation est strictement contrôlée. Mais pas au Mali, où les acteurs du secteur jouent avec des insuffisances de la loi pour l’exporter en grande quantité. Pour préserver les ressources forestières, le pays a interdit, en 2014, l’exportation à l’état brut de tout type de bois dont le bois de vène par le biais d’un arrêté interministériel. Avec un succès mitigé, puisque selon la base de données disponible sur le site du Cites, plus de 52 000 m3 de bois de vène ont été exportés en 2017 du Mali vers la Chine.

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Dans notre pays, le secteur forestier joue un rôle déterminant dans la vie socio-économique et culturelle en fournissant des biens et services que nul autre secteur ne peut offrir. Or, les formations naturelles continuent, depuis une trentaine d’années, de subir de profondes modifications dues en partie à des sécheresses successives aggravant l’aridité du climat, et surtout aux activités anthropiques telles les défrichements agricoles, l’exploitation du bois de feu, les feux de brousse.

La République du Mali perd 100 000 hectares de forêt par an. C’est qui ressort de la cérémonie de lancement de la 25ème édition de la campagne nationale de reboisement annuelle, instituée depuis 1995, par le gouvernement malien, à travers le ministère en charge de l’Environnement, dans le but de lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique. Cette cérémonie s’est déroulée sur les berges du fleuve Niger à Bamako le samedi 13 juillet 2019.

La forêt est une ressource importante pour notre population, mais il est nécessaire qu'elle soit pérenne et se renouvelle. En second lieu son rôle éminent dans les écosystèmes naturels doit être respecté et également pérénisé. Nous sommes un pays sahélien, nous n'ignorons rien de la sécheresse, pour le vivre dans notre chair. Or la forêt a un grand rôle dans la captation et le maintien de l'humidité sur et dans nos sols.

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, ce 21 mars 2019, la Journée internationale des Forêts. L’édition 2019 se tient sur le thème : « Forêts et éducation ». Des différentes interventions, il ressort que 6 millions d’hectares de forêts ont été consumés par les feux de brousse, en 2018, contre 5 millions d’hectares en 2017.

De 1960 à nos jours, le Mali a perdu 82 % de ses réserves forestières. Environ 500 000 hectares de forêt sont dévastés chaque année au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi perdu exactement 3 686 889 d’hectares de forêts classées (82 % du couvert forestier) de 1960 à nos jours. Pendant que les forêts sont décimées par million d’hectares, l’ensemble des activités de reboisement réalisé en 2018 est estimé à seulement 30 000 hectares.

En 2002 Il est i établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux, ceci a été multiplié par cinq en 2020. Il y a urgence à s'emaprer du problème. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019.

IIl est aujourd’hui établi que le Mali perd, chaque année, plus de 100 000 hectares de forêts à cause de ces fléaux. C’est pourquoi sur les 32 millions ha de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environs 17 millions ha très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles, explique l’inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts du Mali en octobre 2019opir son interview ICI.

PRINCIPALES CATEGORIES ADMINISTRATIVES DE FORETS selon la F.A.O (Situées au sud de la zone saharienne)

 

Catégorie forêt

Surface (ha)

En % du total

Commentaires

Forêt classée

( 119forêts)

1 300 000

4%

Domaine très peu aménagé Etat variable avec par endroit d’importantes superficies cultivées.

Aires protégées nationales, réserve de faune, sites Ramsar

3 900 000

12%

1,5 moi d’ha de réserve se trouvent en zone saharienne dans la région de Gao

Forêts du domaine protégé

11 400 000.

36%

Zones sylvo-pastorales qui seront transférées en majeure partie aux CDT et deviendront les futures forêts communales

Parc agro-forestier et jachères

15 700 000

 

 

49%

Les jachères de moins de 10 ans et les autres du parc Agro-forestier (Néré+karité) ne sont plus soumis au régime forestier.

Total (zone boisée au sud de la zone saharienne

32 300 000

100

Taux de boisement moyen de 26%

 

Le pillage, notamment à l'exportation, de nos ressources forestières est également un fléau il est nécessaire demettre en place et contrôler strictement le respect de règles de prélèvements. A titre d'exemple, le bois de vène est une essence précieuse qui sert à fabriquer des meubles de luxe en Chine. Menacée d’extinction à cause de la forte demande chinoise, l’espèce est protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Son exportation est strictement contrôlée. Mais pas au Mali, où les acteurs du secteur jouent avec des insuffisances de la loi pour l’exporter en grande quantité. Pour préserver les ressources forestières, le pays a interdit, en 2014, l’exportation à l’état brut de tout type de bois dont le bois de vène par le biais d’un arrêté interministériel. Avec un succès mitigé, puisque selon la base de données disponible sur le site du Cites, plus de 52 000 m3 de bois de vène ont été exportés en 2017 du Mali vers la Chine.

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

Depuis soixante ans, la part de la population rurale africaine a progressivement baissé : en 1950, 85 % des Africains étaient des ruraux contre 60 % en 2015 (Nations unies, 2014b). Toutefois, en valeur brute, le nombre de ruraux continue d’augmenter : sur l’ensemble du continent, il a ainsi doublé depuis 1980 (Nations unies, 2014b et 2015). Les situations sont très différentes d’un pays à l’autre : 80 % de la population active du Mali est rurale, pour à peine 15 % de la population du Gabon.

Au Mali, 18 000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année. La situation économique en milieu rural les pousse à migrer vers les villes ou l'étranger où trouver un emploi s'avère une gageure tout aussi grande. Ce constat a conduit les pouvoirs publics à mettre en place une politique nationale de formation professionnelle agricole et rurale pour lutter contre l'exode rural.

Ce que peut faire un centre de formation

Créé en 2010, le Centre de Formation en Entrepreneuriat Agricole de Baguinéda (CFEAB) est une initiative de l’Association Jeunesse Action- Mali (AJA-Mali) qui a bénéficié du soutien de la Principauté de Monaco, de Carrefour International et la Direction Nationale de la Formation Professionnelle.

Il est situé dans la Commune rurale de Baguinéda (Nord –Est) et précisément à côté du village de Sincoro-coura, à 13 Km de ville de Baguinéda et à 48 Km de Bamako.

Il a pour mission de former des jeunes déscolarisés, non scolarisés et ceux qui sont en situation précaire, âgés de 18 à 35 ans afin de leur doter de compétences techniques et entrepreneuriales en agro sylvo pastoral artisanal et énergétique.

Pour assurer sa vocation de formation, le CFEAB organise des sessions de formation qui s’appuient sur le modèle de la formation action qui consiste à privilégier la pratique à la théorie enoccurrence de 80% des temps de formation axé sur un produit fabriqué sur la base du savoir-faire faire du formateur. Ces formations drainent les personnes au niveau du centre à même titre que les ateliers et les séminaires.

Les volets de formation sont : la fabrication et réparation de matériels agricoles, le maraichage, la transformation agro-alimentaire, l’aviculture, la pisciculture, l’embouche et l’énergie solaire. Environ 15 personnels constitués des agents des volets et du staff du CFEAB assurent la fonctionnalité du Centre.

Le CFEAB possèdeles infrastructures suivantes dédiées à la formation, la restauration et l’hébergement :

  • amphithéâtre (grande salle de 200 places) ;
  • salles de classes : Capacité : 30 places par salle, soit 90 places ;
  • dortoirs : Capacité totale100 lits ;
  • case ronde de huit (08) chambres : Capacité de 32 lits ;
  • Restaurant : une salle de 200 couverts, une cuisine et des matériels de cuisine, un four à pizza, un four électrique, un frigo, une fontaine, un extracteur de jus …

« Ici, la situation économique est vraiment difficile pour les femmes. Nous allons au champ, gérons de petits commerces. Nous pouvons gagner jusqu’à 1 000 francs CFA [1,50 euro] par jour, mais ce n’est pas assez pour vivre » « La transformation alimentaire est un défi majeur » souligne des personnes en formation.

La région de Baguinéda, où se concentre une population pauvre, dans le sud du Mali fait face à une grande précarité. Le chômage explose et touche ne premier les jeunes ruraux, Aussi il faut des initiatives de formation et d'entreprenariat afin de sortir tout ce monde de la grande pauvreté.

Pour en savoir plus sur la jeunesse ruale du Mali => ICI. ou LA

jeudi, 05 novembre 2020 02:29

La femme rurale au Mali

Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM a le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

L'article qui suit est une Rédaction de : Madame Traoré Nanè Sissako, Présidente du Groupe Pivot Droits et Citoyenneté des Femmes, publié sur https://publications.farmradio.org

1. Introduction

Au Mali, une femme rurale est considérée comme une femme qui travaille dans les domaines de l’agriculture, la pêche ou l’élevage.

D’après l’Indice Institutions sociales et égalité homme-femme de 2019, le Mali figure parmi les pays où le taux de discrimination basée sur le genre demeure très élevé, notamment dans le Code des personnes et de la famille (le système juridique malien qui couvre le droit de la famille) qui contient des dispositions discriminatoires envers les femmes et des pratiques coutumières. [Note de la rédaction: l’Indice Institutions sociales et égalité homme-femme mesure le degré de discrimination à l’égard des femmes et des filles dans les lois formelles et informelles, les mentalités et les pratiques.] Bien que la constitution malienne protège les femmes contre la discrimination fondée sur le genre et que le pays ait ratifié un traité international dénommé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, les femmes, du milieu rural en particulier, font face à des défis de taille au Mali. Elles ont peu de moyens matériels, techniques et financiers et font face à de multiples barrières socioculturelles les empêchant de bénéficier pleinement de leurs droits.

 

2. Quelques données essentielles concernant le sujet:

  • Au Mali, les femmes représentaient 49 % de la population totale du pays qui est de 14,1 millions, et 70 % d’entre elles vivaient dans les zones rurales.
  • Les femmes participent activement à la production des denrées agricoles, mais ont peu de contrôle sur les ressources qui proviennent de cette activité.
  • Au Mali, les femmes possèdent ou contrôlent seulement 3,7 % des terres
  • Deux tiers des femmes agricultrices n’utilisent aucun engrais parce qu’elles n’y ont pas accès ou n’ont pas les moyens de s’en procurer.
  • 44 % des filles âgées de 10 à 18 ans sont mariées.
  • 83 % des femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine.
  • 35 % des femmes ont été victimes de violence conjugale à un moment donné de leur vie.

 

3. Informations clés

Accès et contrôles des ressources

Dans le domaine agricole, les activités des femmes sont surtout basées sur les cultures vivrières telles que le riz, le sésame, l’arachide et le niébé. Les femmes pratiquent également le maraichage individuellement ou en groupe. Les femmes agricultrices rencontrent beaucoup de difficultés, dont:

  • Les difficultés d’accès aux terres aménagées (dans les zones de l’État, les terres sont aménagées avec des systèmes d’irrigation) et fertiles.
  • Les difficultés d’acquisition d’intrants et d’équipements agricoles.
  • Le manque de formation sur les techniques culturales.
  • Les problèmes d’écoulement de leur production (accès aux marchés pour vendre les produits).

Au Mali, les femmes sont très actives dans diverses activités ayant trait à l’agriculture, l’élevage et l’aquaculture, malgré les nombreux contraintes et défis. Ces derniers englobent:

L’accès limité au financement

L’agriculture est une entreprise particulièrement risquée compte tenu de sa vulnérabilité aux chocs extérieurs (par exemple: les changements des prix des denrées agricoles ou les conditions météorologiques imprévues), et les banques se méfient de ce risque. Les femmes sont plus susceptibles d’avoir des problèmes d’accès au financement que les hommes. Bien que les institutions de microfinance et les projets de développement ciblent principalement les groupements féminins, leur capacité à couvrir les besoins de ces femmes sont limitées pour plusieurs raisons, dont:

  • Les difficultés d’obtention de crédits auprès des institutions financières (taux d’intérêt, garanties, échéances de remboursement, etc.)
  • Les risques perçus par les responsables des institutions de crédits.
  • Le manque de fond propre comme apport personnel.
  • Les préjugés socioculturels : la femme n’a pas droit au foncier, car elle est elle-même considérée comme la propriété de quelqu’un. De plus, la femme peut changer de lieu de mariage, donc quand il est mis fin au mariage, la parcelle change de propriétaire.

Contraintes se rapportant à l’accès à la terre et à la sécurité d’accès

La plupart des terres qu’utilisent les femmes sont des terres empruntées. Cela signifie que les femmes ne peuvent pas prendre des décisions concernant l’utilisation de ces terres. Bien qu’en principe les femmes aient le droit d’être propriétaire d’une terre, entre autres, grâce à la Loi d’Orientation Agricole du Mali, les lois coutumières ne le permettent pas, car les femmes sont appelées à fonder un foyer ailleurs et seront prises en charge par leur époux et enfants.

Contraintes liées au manque d’information et de formation sur les techniques agricoles modernes durables

Du fait des considérations socioculturelles qui donnent aux hommes le rôle de chefs d’exploitation, les femmes restent confrontées aux contraintes d’accès à l’information, aux semences améliorées, aux engrais et aux équipements de production. Bien que les femmes soient représentées dans tous les maillons des principales chaînes de valeur agricole, elles ne bénéficient pas assez des nombreuses initiatives qui ciblent le monde rural. Tenant compte des contraintes des changements climatiques et de la nécessité d’adopter les techniques modernes de culture, les femmes ne bénéficient pas assez des renforcements de capacités en techniques culturales durables, par exemple la pose et l’entretien de cordons pierreux, de clôtures de champs en haies vives pour amortir les coups de vent, les mesures de lutte contre l’érosion, la technique de zaï et de la demi-lune afin qu’elles puissent pratiquer une agriculture intelligente face au climat.

En ce qui concerne la formation professionnelle, les femmes sont en général défavorisées dans le sens où l’appui-conseil de l’État malien vise plutôt les hommes que les femmes. C’est difficile pour les femmes de participer aux formations à cause de leurs responsabilités domestiques.

Discriminations au sein du ménage

D’après le Code des personnes et de la famille du Mali, la femme, une fois mariée doit obéissance et respect à son mari à tout égard. Certains époux profitent de cela en abusant certaines pratiques, par exemple en accaparant les biens de leur épouse.

Prises de décision

L’implication des femmes dans les prises de décision au sein du ménage, concernant la vente ou la gestion des biens ou encore les questions foncières par exemple, continue d’être un défi.

Selon les coutumes de certains villages, les veuves peuvent devoir se remarier avec les frères de leur défunt mari souvent sans leur consentement.

Répartition du travail entre les femmes et les hommes

La répartition du travail entre les femmes et les hommes se fait selon les normes sociales traditionnelles qui font en sorte que les hommes sont considérés comme le groupe dominant au sein du ménage. Ainsi, les femmes sont responsables d’une très grande proportion des tâches au sein du ménage et passent plusieurs heures par jour à collecter du bois et de l’eau, préparer les repas et cultiver le champ familial.

Violence envers les femmes

Bien qu’en principe le Mali ait signé des accords internationaux visant à prévenir la violence envers les femmes, le taux réel de violence demeure élevé au Mali par manque de système pour les protéger. C’est le cas des violences conjugales qui sont répandues, mais peu rapportées en raison des préjugés entourant ces enjeux et de l’acceptation sociale de ce type de violence.

Mutilations génitales féminines (MGF)

Les MGF continuent également d’être une pratique utilisée au Mali et il n’existe aucune loi pour les interdire formellement. Malgré les différents efforts du gouvernement pour les prévenir, cette pratique néfaste continue d’être effectuée pour diverses raisons (par exemple, comme un rite de passage) en «privé» (puisque ce n’est pas permis dans les centres de santé) entrainant plusieurs sortes de complications de santé.

Mariage d’enfants

L’âge légal pour le mariage est de 16 ans pour les femmes et de 18 ans pour les hommes, mais cette loi n’est en réalité pas appliquée au profit du droit coutumier qui permet le mariage d’enfants de manière courante, surtout en zone rurale. Ainsi, le mariage d’enfants demeure une préoccupation grave au Mali.

Opportunités de s’exprimer publiquement

Bien que les Maliennes aient le droit de se présenter en politique, elles ne sont que peu représentées dans les instances de prises de décision ou en politique en général. Les mentalités culturelles et religieuses et les taux de scolarisation plus bas chez les femmes constituent des obstacles à la pleine participation des femmes à la sphère publique.

Contraintes liées aux changements climatiques

Depuis de nombreuses années, le Mali fait face à des défis climatiques qui menacent en premier le secteur agricole, y compris la sécheresse, les inondations, la déforestation, les vents forts et les fortes variations de température, l’érosion et la dégradation des sols. Le changement climatique touche beaucoup plus le monde rural, où la dégradation des terres et des ressources naturelles accentue le niveau de pauvreté annihilant du coup les efforts et investissements consentis. La discrimination basée sur le genre que vivent les femmes maliennes limite grandement leur capacité à s’adapter à ces changements, notamment les contraintes socioculturelles qui limitent leur pouvoir économique et de prise de décision. Ainsi, les femmes sont souvent celles qui sont le plus affectées par les conséquences des changements climatiques, compte tenu de leur situation précaire et du coup, de leur plus grande dépendance aux terres comme source de nutrition et revenu. Les femmes sont souvent celles qui doivent aller chercher de l’eau, du bois et la nourriture, ressources grandement affectées par les changements climatiques.

 

Organisations appuyant les femmes rurales au Mali

ASPROFER: Associations Professionnelles des Femmes Rurales

FENAFER: Fédération Nationale des Femmes Rurales.

APCAM: Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali