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jeudi, 05 novembre 2020 04:55

Elevage et pastoralisme

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Outre les comptes rendus de groupe de travail de l'APCAM, de nombreux travaux sur le monde agricole, sont conduits : rapports d'études, thèses ou mémoires de recherche, reportages détaillés et approfondis. Ils constituent une richesse dans laquelle l'APCAM à le devoir de puiser. Cela renforce notre réflexion et notre contribution à la construction d'une politique agricole nous conduisant à l'autosuffisance alimentaire et à la création d'une puissance agricole sahélienne. Nous faisons crédits et emprunts aux auteurs en citant nos sources. En cas d'oubli de notre part ou le désir de ne pas voir citer vos travaux (hors de contexte d'un financement public), merci de nous le signaler par la fiche contact. Les travaux les plus signicatifs du thème abordé sont proposés, sous forme de pièces jointes au téléchargement.

En terme d'élevage l'activité du Mali est essentiellement agropastorale. Le cheptel national compte aujourd’hui environ 9 millions de bovins, 13 millions d’ovins, 18 millions de caprins et de 960 000 de camelins. Le Mali veut faire de l’agriculture et de l’élevage des secteurs clés de son développement. Avec un succès mitigé, la sécurité alimentaire est devenue une priorité de la politique nationale depuis la grande sécheresse de 1973, 13 ans après l’indépendance du pays. Soixante ans plus tard (2020) l'auto-suffisance alimentaire n'est toujours pas assurée. L’élevage constitue la troisième source d’exportation du Mali (d’après la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique2, 2008) et près de 70 % de la superficie des terres lui sont consacrés. L’agriculture quant à elle fait vivre près de 75 % de la population (DNSI, 2008). Elle rapporte près de la moitié du revenu national et les trois quarts (3/4) des revenus d’exportation. Le potentiel en terres irrigables du pays est estimé à près de 2,20 millions d’hectares (ha) répartis entre neuf zones hydrologiques classées par la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH, 2009). Sur ces neuf zones hydrologiques, le Delta intérieur représente à lui seul 41 % de terres «brutes» qui peuvent être mises en valeur (tableau 1). Les systèmes d’élevage peuvent se classer en deux grandes catégories, les transhumants et les agro-pastoraux.

 

Figure : Le delta intérieur du Niger au Mali

 

Pourtant, l’Afrique de l’Ouest est une région d’élevage par excellence, dont le potentiel de production animale, avec un cheptel estimé à plus de 60 millions de bovins et 160 millions de petits ruminants, repose majoritairement sur le pastoralisme (CSAO-OCDE/CEDEAO,2008). Selon les estimations, près de 40 %
des terres africaines sont exploitées par les éleveurs pasteurs et environ 265 millions de personnes en Afrique dépendent directement du pastoralisme pour leurs moyens de subsistance.Dynamique et résilient, le pastoralisme est le système le mieux adapté à l’imprévisibilité et la variabilité des conditions
agro-écologiques des zones (semi-)arides. tout en minimisant les coûts environnementaux (Toutain et al., 2012). Les études ont montré que le système transhumant du Mali produit deux fois plus de protéines à l’hectare que des ranchs des États-Unis et de l’Australie (WISP, 2007). Il faut donc combattre les pérjugés vis à vis du pastoralisme. La mobilité des troupeaux est liée à la productivité espérée, les troupeaux conservent néanmois leur territoire d'attachement.

Figure : Zone d'élevage et mouvements pastoraux

 

L’élevage sédentaire : la plupart des agriculteurs du sud du Sahel et de la savane élèvent quelques animaux pour le lait, la traction animale et comme épargnet. Cela concerne la zone au sud de Kayes - Mopti. Les systèmes sédentaire et nomade pur (pâturages du nord) ont peu d'importance par rapport au système semi-nomade, qui implique des mouvements de bétail à grande échelle, appelés transhumance (Breman et al. 1978). Pendant la saison sèche, de novembre à juillet, les troupeaux se nourrissent dans les pâturages pérennes du delta intérieur du Niger. Les pâturages autour des villages sont d'abord exploités et ensuite les pâturages communs au centre du delta lorsque l’eau se retire. Les champs du Bourgou sont très importants pour surmonter la période de sécheresse. Lorsque la saison des pluies commence, les troupeaux se déplacent vers le nord pour exploiter les pâturages annuels riches en protéines des prairies du nord, à l'ouest, au nord et à l'est du delta.

 

 

Lu 55 fois Dernière modification le jeudi, 05 novembre 2020 05:08

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