Sur une superficie totale du pays de 1,24 Mkm2, 51% sont constitués de terres désertiques. Les superficies cultivées représentent 4,8Mha, soit 4% du territoire. Les productions agricoles du pays restent tributaires du niveau des pluies, les régions arides (Kidal, Gao, Tombouctou) connaissant des pénuries en période de soudure. Si la population reste majoritairement rurale (63,78% selon les données FAO 2013), l'urbanisation se développe. La capitale connaît une croissance démographique rapide alimentée en partie par l'exode rural : Bamako héberge aujourd'hui 20% de la population du Mali et progresse chaque année de 100 000 habitants.

L’économie malienne est fortement tributaire du secteur agropastoral qui contribue pour 33% au PIB (en 2007, 19,1% pour l'agriculture, 8,5% pour l'élevage et 5% pour la pêche et la forêt). Le PIB agricole se décompose comme suit : agriculture vivrière hors riz : 13,6%; riz : 3,1%; agriculture industrielle hors coton: 1,4%; coton: 1,0%. Le secteur occupe 70% de la population active et fournit en 2011 près de 20% des recettes d’exportation du pays.

Environ 805 000 exploitations ont été recensées en 2005, dont 78% ont pour vocation principale les cultures végétales. La superficie moyenne d'une exploitation est de 4,8 ha. 20% de ces exploitations ont accès au crédit. Le potentiel irrigable du Mali est estimé à 2,2 Mha. Les superficies irriguées représentent 325 400 ha, principalement concentrées dans les vallées des fleuves Niger (aménagements de l'Office du Niger). L’écrasante majorité des exploitations agricoles du pays, soit près de 95% de la superficie cultivée, sont sous culture pluviale. Quelques caractéristiques :

  • Les productions végétales comportent des céréales (mil, sorgho, maïs, riz) et des cultures de rente (arachide, coton).
  • La production céréalière est principalement destinée à l'autoconsommation et n'est commercialisée qu'à hauteur de 20%.
  • L’agriculture est très faiblement mécanisée, mais quelques projets privés de cultures industrielles sont entrés en phase active.

La production céréalière de la campagne 2013/2014 est estimée à plus de 5,7Mt, soit une baisse de 14% par rapport à la campagne 2012/2013. Le bilan céréalier reste positif (869 000 t d'excédent). La campagne 2014/2015 s'élève à 7,2Mt, dont 2,3Mt de riz. Le Mali produit des cultures légumières et maraîchères. Le Mali est le deuxième exportateur africain de mangues vers l'Europe (17 000 t/an).

Principale culture de rente, le coton représente, avec 11% des exportations en 2011 (200M€) la seconde ressource d'exportation après l'or (le Mali, avec 51t extraites en 2013, est le troisième pays producteur d'or du continent africain derrière l'Afrique du Sud et le Ghana ; les recettes d'exportation de l'or représentent 1,4Md€, soit 77% des exportations) et avant les produits d'élevage. Le secteur cotonnier fait vivre directement environ 7% de la population du pays. La production nationale de coton graine s'est élevée à 436 000t pour la campagne 2013/2014 (480 000t pour la campagne 2012/2013) et la production de coton graine attendue pour la campagne 2014/2015 est de 600 000t. La filière est gérée par la Compagnie Malienne du Textile, société d'économie mixte.

Selon la Banque mondiale, c'est l'agriculture qui a permis au pays de résister à la crise de 2012. La production agricole a augmenté de 40% en 2013. La production 2013/2014 de céréales sèches est estimée à 1 659 300tonnes dont 803 500 tonnes de maïs. Pays agricole, comme le montre certains chiffres d'un passé récent montrent que le Mali dispose de l'agriculture comme richesse principale et c'est elle qui l'aidera avant tout à se reconstruire dans cette troisième décennie du 21 ème siècle. (Crédits: Ministère des affaires étrangères France)