[AFD Finance pour le développement] Au regard de la stratégie de développement rural, le rôle des Chambres d'Agriculture constitue un atout essentiel pour la mise en oeuvre de la politique du Ministère du Développement Rural, dont la réussite reste intimement liée à l'émergence d'une profession agricole solide et structurée. L’agriculture malienne est activement soutenue par l’État, notamment via la Banque nationale de développement agricole du Mali. Son PDG, Moussa Alassane Diallo, appelle à une collaboration gagnant-gagnant avec les bailleurs de fonds.

Le Mali, à la suite d’une production record de 9 millions de tonnes en 2015-2016, est devenu le deuxième producteur de céréales en Afrique de l’Ouest après le Nigeria. L’agriculture malienne est activement soutenue par l’État, notamment par le biais de la Banque nationale de développement agricole du Mali (BNDA), une société d’économie mixte créée en 1981, qui compte parmi ses actionnaires l’Agence française de développement (AFD) et la Société allemande d’investissement et de développement (DGE). Au départ, son objectif était de financer uniquement les projets agricoles. Mais à la suite de la crise du coton dans les années 1990, elle est devenue une banque commerciale généraliste, à l’instar du Crédit agricole français, afin d’assurer sa rentabilité. Entretien avec son PDG, Moussa Alassane Diallo.

La Banque nationale de développement agricole du Mali accorde en premier lieu des crédits à court terme, essentiellement à des coopératives, pour l’achat d’intrants agricoles (engrais, insecticides, herbicides, etc.) ou pour le développement de leur secteur commercial. La BNDA accorde également des crédits à moyen terme, pour financer l’achat d’équipements agricoles (charrues, tracteurs, etc.) ou la construction d’infrastructures rurales (magasins de stockage, centres d’alphabétisation ou de santé, pistes rurales, etc.).

Ce sont les deux principaux pôles de financement de la banque. La moyenne du montant d’un prêt tourne entre 5 et 6 millions de francs CFA par dossier, entre 7 500 et 9 000 euros. Le crédit s’échelonne sur une durée de douze mois s’il s’agit d’intrants et de quatre à cinq ans pour des équipements agricoles.