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La première Chambre d’Agriculture du Mali tire son origine de la rencontre organisée par le Président de la République en 1987, sur « l’Etat de la nation ». La synthèse de cette rencontre a permis de se rendre compte que le monde paysan n’a pas été consulté, faute d’interlocuteur représentatif et organisé.

C’est pour palier à cette situation que des réflexions ont été menées par le Gouvernement sur l’organisation d’un système de consultation du monde rural dans le cadre de la profession agricole, réflexions qui ont abouti à la création de la Chambre d’Agriculture du Mali par la loi N°88-56/AN-RM du 05 avril 1988 et le décret N°133 du 19 mai 1988. Cette loi définit les chambres d’agriculture comme des établissements à caractère professionnel dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Le processus de mise en place de cette première chambre a pris fin le 21 juin 1989 par l’installation au niveau national de l’Assemblée Consulaire Générale, du Bureau et du Comité de contrôle des finances pour un mandat de trois (3) ans.

 Retrait adventices

 

La restructuration

Les états généraux du monde rural organisés en décembre 1991, à la suite des changements politiques intervenus au Mali en mars 1991, ont été l’occasion pour les paysans de revendiquer l’adaptation de leur institution consulaire aux exigences et stratégies nationales de développement ddu secteur agricole. C’est dans cette perspective qu’il a été décidé par les autorités de restructurer la Chambre d’Agriculture du Mali afin de la redynamiser et l’adapter au nouveau contexte socio- politique, marqué par la démocratisation, la décentralisation, le désengagement de l’Etat et la responsabilisation de la société civile.

Ainsi, la restructuration a pu être entreprise grâce à l’appui de la FAO à travers le projet « Appui à la Chambre d’Agriculture »- TCP/MLI/2254 (A), signé le 04 juin 1992 par le gouvernement. Elle a été sanctionnée par l’adoption de nouvelles dispositions législatives et réglementaires à travers la loi N°93-044/AN-RM du 04 août 1993, portant création des Chambres Régionales d’Agriculture et de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali et du décret N°93-295/P-RM du 18 août 1993, fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de celles-ci.

Ces textes consacrent la création d'un réseau de neufs (9) Chambres Régionales d’Agriculture (CRA) et d’une Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM). Chaque structure disposant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. L’APCAM qui est l’émanation des CRA joue un rôle de coordination et de représentation du réseau des Chambres d’Agriculture au niveau national et international.

La restructuration de la Chambre d’Agriculture du Mali est à la base non seulement de son caractère décentralisé, mais également d’une série de changements, notamment :

  • Les missions d’intervention sont conférées aux chambres en matière d’information, de formation et d’appui/ conseil auprès des producteurs agricoles,
  • La notion d’adhérents des chambres est délaissée au profit de celle de ressortissant qui est moins restrictives,
  • Le vote à main levée est supplée par le vote au scrutin secret,
  • L’intégration du collège individuel des ressortissants et du collège représentatif des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA),
  • Le mécanisme de dotation en ressources pérennes est défini en vue d’assurer l’autonomie et le rôle de corps intermédiaire des chambres,
  • Le groupe professionnel des artisans ne fait plus parti des ressortissants des chambres à la suite de la création de leur propre institution,
  • Les textes précisent le caractère public de l’institution.

 

L'objectif de l'APCAM est  faire connaître aux Pouvoirs Publics et à tout autre partenaire de la profession les problèmes et souhaits des ruraux afin de contribuer à la définition des politiques et programmes de développement rural plus adaptés aux réalités du monde rural et mieux adoptés par celui-ciapporter aux Agriculteurs et à leurs organisations professionnelles les appuis et capacités nécessaires pour assurer leur propre développement.

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La 6ème édition du Salon international de l’agriculture (SIAGRI 2016) a commencé, le 24 mars dans la capitale malienne. Le thème de cette année est intitulé : « la mécanisation de l’agriculture ».

« Il faut d’autres modes de réflexion pour passer de la daba à des outils de production beaucoup plus modernes », commente Abdoulaye Traoré, directeur national adjoint de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE).

Selon M. Traoré, la modernisation de l’agriculture incitera les jeunes à se tourner vers le secteur. « Quand un jeune se réfère à son passé, voyant ses parents qui ont passé leur vie à travailler à la daba sans aucune aisance matérielle, si on ne lui propose pas d’autres alternatives, il va hésiter à s’engager », précise-t-il.

L’agriculture et l’élevage contribuaient en 2011 à 33% au PIB et à 45 %, l’année dernière, selon un document du ministère de l’agriculture. Une nette évolution du secteur qui attire de plus en plus de jeunes.

Certains trouvent d’ailleurs que ce sont les seuls métiers qui méritent que l’on y consacre de l’énergie. « Pour moi, être dans la fonction publique, ce n’est pas travailler. C’est l’élevage, le commerce et l’agriculture qui font vivre le monde », indique Moussa Diarra, un éleveur.

La pisciculture qui commence également à intéresser la jeunesse malienne. Mais pour les spécialistes du domaine, cela demande beaucoup de moyens.

« Il n’est pas facile pour quelqu’un qui n’a pas les moyens de faire la pisciculture. Il faudra une synergie d’action entre les jeunes », propose Djafara Diarra, membre du Collectif national des organisations professionnelles de la filière poisson.

Le 3 avril, date de clôture, au moins 2 000 produits agricoles, agro-alimentaires et agro industriels doivent être exposés au SIAGRI. Cent vingt mille (120 000) visiteurs dont 6000 professionnels de l’agriculture et au moins 250 contacts de partenariats sont prévus par les organisateurs.

(Article du sahelien.com 31 mars 2016)

 

Sur le continent africain, les femmes participent largement à la production agricole et à la transformation des produits, et leur rôle est essentiel dans le développement de la sécurité alimentaire. Pourtant elles jouissent rarement des mêmes droits que les hommes, notamment en ce qui concerne la propriété terrienne.

« A titre d’exemple au Mali la propriété foncière revient aux hommes pour 86.7% des cas, explique Tacko Ndiaye, spécialiste des questions du genre, de l’égalité et du développement rural à la FAO. Et on sait que la terre n’est pas qu’un moyen de production important. C’est aussi une garantie pour l’accès au crédit. »

Lutter contre la pauvreté

Selon un calcul de l’organisation des Nations unies, en ce qui concerne le continent africain, si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, elles pourraient augmenter de 20 à 30% les rendements des exploitations agricoles.

Tacko Ndiaye note que certains pays comme l’Ethiopie et le Rwanda possèdent un « droit équitable », avec «  un système d’enregistrement conjoint par lequel la terre est enregistrée au nom de la femme et du mari ». Et l’experte des questions de genre et de développement rural de conclure : « Investir dans l’autonomisation des femmes dans l’agriculture, c’est un raccourci intelligent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté en milieu rural. »

POUR UN APPROVISIONNEMENT EFFICACE DE NOS MARCHES

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LES ACQUIS

L'APCAM a contribué, activement, à obtenir l'appui des partenaires notamment la FAO, le PNUD, l’ACDI, l’USAID, la Banque Mondiale, la Coopération Nérlandaise, l'AFD (France) et l’U.E, sur divers projets de développement. En savoir plus ...

Relations Internationales

L'APCAM est devenue un instrument de consultation par les Pouvoirs Publics et les acteurs économiques et un instrument d’expression du monde agricole auprès des partenaires nationaux et internationaux au développement de l'agriculture malienne. En savoir plus ...

Relations avec le gouvernement

L'APCAM a mis en oeuvre des programmes d’actions autour de l’information, de la formation et de la structuration du monde rural, des responsables élus et des leaders paysans pour leur permettre d’accomplir leurs missions avec responsabilités. En savoir plus ...

Politiques et actions de formation

L'APCAM participe à la formulation des politiques de développement rural, dans le cadre d'échanges avec le gouvernement du Mali et des organismes internationaux investisseurs et bailleurs de fonds et de présence internationale. En savoir plus ...

Filières de développement

LES PERSPECTIVES

L'APCAM assure des réunions sectorielles ou thématiques, met en place des groupes de travail, forme les élus, collecte les informations à la demande des pouvoirs publics, renforce la réflexion pour compléter et enrichir les textes régissant le statut de l'agriculteur, tout en développant les relations internationales. En savoir plus ...

Renforcement institutionnel

L'APCAM favorise la structuration autour des filières, en identifiant les besoins de formation pour améliorer la professionnalisation, en collectant les données économiques et commerciales, en mettant en place des procédures consulaires de suivi d'évolution du milieu agricole en partenariat avec les pouvoirs publics. En savoir plus ...

Professionnalisation

L'APCAM facilite l'approvisionnement des intrants agricoles par des mécanisme de financement, promeut l'accroissement de la productivité, de la valeur ajoutée et une meilleure écoute des opportunités du marché, en préservant la sécurité de l'activité, par voie d'assurance et de fiscalité, ainsi que le respect de l'environnement. En savoir plus ...

Modernisation

Le facteur clé du succès : construire notre réseau

Au regard de la stratégie de développement rural, le rôle des Chambres d'Agriculture constitue un atout essentiel pour la mise en oeuvre de la politique du Ministère du Développement Rural, dont la réussite reste intimement liée à l'émergence d'une profession agricole solide, structurée et s'appuyant sur un dialogue permanent. C'est pourquoi, le réseau des Chambres d'Agriculture intervient à travers ses programmes d'action dans les domaines suivants du développement rural :

Politiques & Programmes

L'APCAM participe activement à la construction des politiques pour l'élaboration et la conduite des programmes de développement

Informer & Communiquer

Que ce soit au travers du présent site WEB ou en s'appuyant sur la préparation et la diffusion de notre mensuel CIKELA nous nous attachons à l'information du monde agricole

Former & Conseiller

Former, conseiller et appuyer. Notre agriculture doit être à l'écoute d'un progrès respectueux du développement humain et de l'environnement en mettant les connaissances à disposition de tous.