Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire et la 36ème Session de la conférence de la FAO, du 16 au 23 novembre 2009
Sur invitation de l’Organisation Mondiale pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) a participé au Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire et à la 36ème session de la Conférence de la FAO tenus respectivement du 16 au 18 novembre 2009 et du 18 au 23 novembre 2009 à Rome en Italie. L’APCAM était représentée par son Président M. Bakary TOGOLA et le Conseiller Technique, M. Moussa KIENTA. En plus de l’APCAM, la Délégation du Mali comprenait le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Elevage et de la Pêche, le Ministère des Affaires Etrangères et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Elle était conduite par Son Excellence Amadou Toumani Touré, Président de la République.
• Du Sommet Mondial sur la Sécurité alimentaire :
Le Sommet Mondial a vu la participation de 60 Chefs d’Etat et de Gouvernement, 191 Ministres et 3646 délégués de 182 Etats et la Communauté européenne (27), ainsi qu’une vingtaine d’organisations internationales et régionales et de nombreuses personnalités.
Avant le Sommet les représentants des Parlements du Monde, de la Société Civile et du secteur privé se sont réunis à Rome pour débattre de leur rôle dans la lutte contre la faim.
Le Sommet présidé par Silvio Berlusconi, Premier Ministre d’Italie, s’est ouvert avec l’adoption de la Déclaration du Sommet à l’unanimité.
Le Directeur Général dans son mot de bienvenue a mis en garde contre le déclin de l’intérêt porté par la Communauté internationale au problème de la faim comme l’indique l’absence de certains dirigeants mondiaux importants. Ce qui a été fustigé par la suite par de nombreux Chefs de Délégation dans leurs discours.
Le Président de la République du Mali lors de son intervention
(Photo AFP)
Dans sa déclaration le Président de la République
a évoqué le paradoxe que représente le cas du Mali, un
pays aux potentialités et ressources multiples, mais dont la population
n’échappe pas à la faim.
Il a rappelé les contraintes de développement citant le cas spécifique
de l’Office du Niger (ON), les efforts menés dans le cadre du Programme
de Développement Socio-économique (PDES) et les divers programmes,
les mesures politiques et institutionnelles.
Il a appelé les pays nantis à plus de solidarité et au respect de leurs engagements, invitant les uns et les autres « à se taire à l’avenir s’ils savaient ne pas pouvoir tenir leurs promesses ».
Le Sommet a été marqué par la tenue de quatre Tables Rondes sur les thèmes suivants :
- Réduire l’impact négatif des crises alimentaires,
économique et financière sur la sécurité alimentaire
mondiale ;
- La mise en œuvre de la réforme de la gouvernance mondiale de la
sécurité alimentaire ;
- L’adaptation au changement climatique et l’atténuation
de ses effets sur l’agriculture et la sécurité alimentaire
;
- Les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire
mondiale en mettant l’accent sur les petits producteurs, le commerce et
le développement rural.
Ces Tables rondes ont donné l’occasion aux participants d’échanger de manière approfondie sur les défis majeurs pour la sécurité alimentaire et les solutions et perspectives éventuelles.
Comme résultats majeurs de ce Sommet on peut retenir les engagements ci-après :
- Redoubler d’efforts pour atteindre les Objectifs du
sommet Mondial de l’alimentation et du Millénaire pour le développement
consistant à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant
de la faim d’ici 2015 et à l’éradiquer le plus vite
possible ;
- Renforcer la coordination internationale et la gouvernance de la sécurité
alimentaire en mettant en œuvre une profonde réforme du Comité
de la Sécurité alimentaire mondial (CSA) et en créant un
Groupe d’experts de haut niveau dans le cadre du nouveau CSA ;
- Inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et
internationaux consacrés à l’agriculture, à la sécurité
alimentaire et au développement rural dans les pays en développement
et d’accroître substantiellement leur part dans l’aide publique
au développement ;
- Promouvoir de nouveaux investissements afin d’augmenter la production
et la productivité agricoles notamment dans les pays en développement
et de réduire la pauvreté afin de parvenir à la sécurité
alimentaire pour tous.
• De la 36ème session de la Conférence de la FAO :
La 36ème session de la conférence de la FAO a
examiné entres autres questions :
Au titre des questions de fond, de politique et stratégies :
La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, les
rapports des Conférences régionales de la FAO, la Stratégie
Mondiale en matière de statistiques agricoles et rurales, l’Etat
d’avancement de la mise en œuvre du Plan d’Action Mondial pour
les ressources zoo génétiques, les rapports des différents
Comités Techniques (Agriculture, Pêche, Forêts, Produits,
Sécurité alimentaire mondial) de la FAO et du Programme Alimentaire
Mondial (PAM), les Conclusions du Forum d’experts de Haut niveau «
Nourrir le Monde en 2050 » (Rome, 12 et 13 octobre 2009).
Au titre du Programme, du Budget, des Finances et de l’évaluation
:
L’exécution et l’évaluation du Programme 2006-2007,
la mise en œuvre du Plan d’Action Immédiat produit au terme
de l’évaluation indépendante Extérieure de la FAO,
le Cadre Stratégique 2010-2019, le Plan à Moyen Terme 2010-2013,
et le Programme de travail et Budget 2010-2011.
Au titre des questions constitutionnelles et juridiques :
L’amendement des textes fondamentaux dans le cadre de la mise en œuvre
du Plan d’Action Immédiate pour le renouveau de la FAO, l’Accord
relatif aux mesures du ressort de l’Etat du Port visant à prévenir,
contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée
et non réglementée, la réforme du Comité de la Sécurité
alimentaire mondiale, les Comptes vérifiés 2006-2007, le Barème
des contributions 2010-2011.
Au titre des élections et nominations :
La Conférence a l’élu M. Luc Guyau (France) comme Président
indépendant du Conseil de la Fao.
Aussi, il est important de rappeler l’exemplarité du partenariat entre l’APCAM et la FAO à travers l’appui à la mise en place et à la restructuration du Réseau des Chambres d’Agriculture du Mali, le financement des projets (projets téléfood), l’équipement en matériels informatiques, etc. En témoigne également de la qualité de ce partenariat, la visite du Directeur Général de la FAO, Monsieur Jacques DIOUF 11 janvier 2007 à l’APCAM.
Accueil du Directeur Général de la FAO par le Président
de l’APCAM à la Maison du Paysan
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